
L’administration américaine a approuvé un financement de 414 millions de dollars en faveur d’un projet d’uranium au Niger. Des sources citées par Reuters considèrent cette décision comme un « gain pour Washington », deux ans après le retrait des forces américaines de ce pays d’Afrique de l’Ouest.
La U.S. International Development Finance Corporation (DFC) a approuvé des facilités de crédit destinées au projet Dasa, porté par la société minière canadienne Global Atomic. Selon un communiqué publié mercredi, la DFC affirme que le projet abrite « les gisements d’uranium de la plus haute qualité en Afrique ».
Le gouvernement nigérien n’a pas répondu à la demande de commentaire de Reuters. En revanche, une source présentée par l’agence comme proche des discussions entre Global Atomic et la DFC a indiqué qu’une « avancée » était intervenue cet été, lors d’une visite à Washington de Stephen Roman, directeur général de Global Atomic, afin de résoudre les questions en suspens qui bloquaient l’approbation du financement.
Le projet est considéré comme une rare évolution positive dans les relations entre les États-Unis et le Canada, alors que les deux pays ont traversé une période de tensions liées au conflit commercial qui les oppose.
Cet investissement américain intervient alors que le Niger, septième producteur mondial d’uranium, est engagé dans un différend avec le groupe minier public français Orano, qui contrôlait auparavant une grande partie du secteur de l’uranium dans le pays.
Les relations entre le Niger et les États-Unis se sont fortement dégradées après l’arrivée au pouvoir de la junte militaire à Niamey, à la suite du coup d’État qui a renversé le président civil Mohamed Bazoum fin juillet 2023. À la suite de la position adoptée par Washington, les forces américaines ont été contraintes de quitter le pays. Leur retrait a été achevé en septembre 2024.
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