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Taxe de luxe : le PLF 2027 fait payer plus cher les grosses cylindrées

Le projet de loi de finances 2027 s’attaque aux véhicules haut de gamme. Les droits de timbre proportionnels, surnommés « taxe de luxe », augmentent de 20 % sur toutes les tranches. Objectif : faire contribuer davantage les propriétaires de voitures de prestige à l’effort fiscal. Les concessionnaires agréés, eux, restent épargnés.

Jusqu’à 24 % pour les véhicules de plus d’un million de dirhams

C’est une mesure qui ne passera pas inaperçue dans les showrooms haut de gamme. Le PLF 2027 révise à la hausse les droits de timbre proportionnels applicables lors de la première immatriculation d’un véhicule au Maroc, ou lors de son dédouanement s’il est importé.

Les tranches de valeur restent identiques, mais les taux grimpent d’environ 20 % :

Valeur du véhicule (hors TVA)Taux actuelTaux PLF 2027
400 000 – 600 000 DH5 %6 %
600 001 – 800 000 DH10 %12 %
800 001 – 1 000 000 DH15 %18 %
Plus de 1 000 000 DH20 %24 %

Concrètement, l’acquéreur d’une voiture à 1,2 million de dirhams (hors TVA) verra sa taxe passer de 240 000 à 288 000 dirhams, soit 48 000 dirhams de plus dans les caisses de l’État.

Les concessionnaires agréés épargnés

Une exception notable tempère la portée de la mesure : les véhicules importés par les concessionnaires automobiles agréés ne sont pas concernés par la hausse. Une manière de ne pas pénaliser la filière officielle, qui assure la distribution des marques sur le territoire.

En revanche, les particuliers qui importent eux-mêmes leur véhicule, ou qui achètent une voiture de luxe déjà immatriculée au Maroc, seront directement touchés.

Une réponse à la flambée des prix

La note de présentation du projet justifie cette révision par la « forte hausse » des prix des véhicules de luxe ces dernières années. Le gouvernement estime que le niveau de taxation actuel ne reflète plus la valeur réelle des véhicules concernés, et qu’il convient de rétablir une certaine équité fiscale.

Derrière l’argument technique pointe une logique politique : faire contribuer davantage les ménages les plus aisés, dans un contexte où le PLF 2027 multiplie par ailleurs les mesures sociales (exonération d’IR pour les bas salaires, revalorisation des pensions, etc.).

Un calendrier encore flou

Reste la question du calendrier. Les rapports de presse divergent : certaines sources évoquent une entrée en vigueur au 1er janvier 2027, d’autres au 1er juillet 2027. La date définitive dépendra de l’adoption finale du texte par le Parlement.

Une incertitude qui complique la planification pour les acheteurs de véhicules haut de gamme : mieux vaut-il précipiter son achat avant la fin de l’année, ou attendre une éventuelle modification parlementaire ? La réponse appartient aux députés.


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