
Trois diplômes de médecine délivrés en Russie viennent d’intégrer la liste des qualifications pouvant être reconnues comme équivalentes au diplôme de docteur en médecine au Maroc. Mais cette reconnaissance est loin d’être automatique : les diplômés concernés devront encore passer par deux années de stage-formation et un examen d’évaluation au Maroc. Les titulaires de ces diplômes doivent avoir obtenu, en plus de leur diplôme, un baccalauréat de l’enseignement secondaire dans les branches des sciences expérimentales ou des sciences mathématiques, ou un diplôme reconnu équivalent.
C’est l’une des principales dispositions de l’arrêté n°26.1684, signé à Rabat le 29 juillet 2026, publié au BO, qui complète l’arrêté n°97.2963 du 3 décembre 1997 fixant la liste des diplômes étrangers équivalents au diplôme de docteur en médecine.
Trois universités russes concernées
Le texte ajoute à la liste marocaine trois qualifications délivrées par des établissements universitaires russes :
- la qualification de médecin généraliste délivrée par l’Université médicale d’État de Volgograd ;
- la qualification de médecin délivrée par l’Université d’État de Tambov, du nom de R.G. Derzhavin ;
- la qualification de médecin généraliste délivrée par la Première Université médicale d’État Pavlov de Saint-Pétersbourg.
Le dispositif concerne donc des diplômes précisément identifiés et ne constitue pas une reconnaissance générale de l’ensemble des formations médicales délivrées en Russie.
Deux ans de formation avant l’équivalence
Le Maroc maintient un filtre important pour les titulaires de ces diplômes.
Pour obtenir l’équivalence, les qualifications doivent être accompagnées d’un baccalauréat de l’enseignement secondaire dans les branches des sciences expérimentales ou des sciences mathématiques, ou d’un diplôme reconnu équivalent.
Surtout, les diplômés devront effectuer deux années de formation et réussir un examen d’évaluation délivré par l’une des facultés marocaines de médecine et de pharmacie.
L’équivalence doit ensuite être validée par la Commission sectorielle des sciences de la santé.
Un dispositif validé après consultation du secteur
Cette modification intervient après la réunion de la Commission sectorielle des sciences de la santé le 30 juin 2026 et après consultation du Conseil national de l’Ordre national des médecins.
Le ministère de l’Enseignement supérieur encadre ainsi l’intégration de ces diplômes étrangers dans le système marocain par un mécanisme combinant reconnaissance du diplôme, formation complémentaire et évaluation des compétences.
Russie-Maroc : une nouvelle passerelle pour les études médicales
L’ajout de ces trois qualifications russes crée une nouvelle voie pour les médecins formés dans ces établissements souhaitant faire reconnaître leur parcours au Maroc.
Mais le message du texte est clair : le diplôme étranger ouvre la porte à la procédure d’équivalence ; il ne suffit pas, à lui seul, à la franchir.
La reconnaissance définitive reste conditionnée à un parcours complémentaire de deux ans au Maroc, à la réussite de l’évaluation et à la validation par les instances compétentes.



