
Les chiffres officiels sur le tourisme au Maroc sont-ils encore réellement accessibles au public ? Il suffit d’effectuer une simple visite sur le site du Ministère concerné pour constater que l’accès aux données détaillées du secteur est loin d’être évident.
Mois après mois, le ministère du Tourisme égraine quelques chiffes triomphants : des millions d’arrivées célébrées à coups de communiqués enthousiastes présentées comme la preuve irréfutable de la bonne santé du secteur. Pourtant, derrière la vitrine des records d’affichage, une question dérange autant qu’elle s’impose : peut-on réellement se fier à la donnée publique telle qu’elle est diffusée aujourd’hui ?
À ce flou méthodologique s’ajoute un problème majeur d’accès à l’information. Alors que des destinations concurrentes comme la Turquie ou certains pays européens offrent de véritables espaces d’Open Data avec des historiques bruts, granulaires et librement téléchargeables, la plateforme officielle du ministère de tutelle privilégie les annonces triomphales au détriment de la transparence statistique.
Le constat est tout aussi amer du côté de l’Observatoire du Tourisme : le basculement vers un nouveau modèle s’est traduit par un verrouillage de l’accès aux indicateurs , restreignant la visibilité des chercheurs, des journalistes…
L’Observatoire du Tourisme autorise la consultation à certaines de ses données, mais précise que leur utilisation est strictement réservée aux besoins personnels ou à l’analyse interne et interdit leur utilisation à des fins de communication publique.
Je m’engage à utiliser les données issues du Dashboard uniquement à des fins personnelles ou internes. Toute utilisation non conforme, notamment à des fins de communication publique, est strictement interdite et engage la responsabilité de son auteur.
Une situation qui pose une question simple : comment mesurer sérieusement la performance d’un secteur stratégique pour l’économie marocaine si les données permettant de l’évaluer deviennent de moins en moins accessibles ?
Face à cette opacité sectorielle, Libre entreprise Mag a contacté ….



