
Réunis à Alexandrie pour leur 39e session, les ministres arabes des Transports ont examiné une proposition marocaine visant à accélérer la transformation numérique du secteur à l’échelle régionale. L’initiative ambitionne de fluidifier les échanges, d’améliorer l’efficacité opérationnelle et de renforcer la transparence des chaînes d’approvisionnement.
Le Maroc veut inscrire la transformation numérique au cœur de la coopération arabe dans le domaine des transports. Lors de la 39e session du Conseil des ministres arabes des Transports, tenue le 3 novembre à Alexandrie, sa proposition d’élaborer une stratégie arabe de transformation numérique du secteur a été soumise aux discussions des délégations participantes.
Cette initiative vise à faire du numérique un levier d’intégration des systèmes de transport terrestres, maritimes et aériens entre les pays arabes. Les objectifs avancés portent notamment sur l’amélioration de l’efficacité opérationnelle, la simplification des services, ainsi que le renforcement de la transparence et de la traçabilité des chaînes d’approvisionnement.
La proposition marocaine s’inscrit dans un agenda régional plus large, marqué par plusieurs chantiers de coopération. Les ministres ont notamment examiné l’accord arabe relatif à l’organisation du transport routier des passagers et des marchandises, le développement d’un portail électronique dédié au transport terrestre et un projet d’accord encadrant le transport maritime.
Les travaux ont également porté sur l’élaboration d’un accord arabe global sur le transport maritime, ainsi que sur les dossiers ferroviaires et les transports guidés. Autre priorité : la mise en place d’une stratégie arabe unifiée en matière de sécurité routière.
L’harmonisation des normes relatives aux dimensions des camions et aux charges par essieu autorisées figure aussi parmi les sujets examinés. Un enjeu concret pour faciliter la circulation des marchandises entre les pays de la région et réduire les obstacles techniques au transport routier transfrontalier.
Enfin, les participants ont abordé le protocole relatif au transport des matières dangereuses, la réduction des risques de catastrophes maritimes et les conséquences des évolutions géopolitiques sur les chaînes d’approvisionnement.
Reste à savoir quelle traduction institutionnelle sera donnée à la proposition marocaine : le compte rendu de la session fait état de son examen, sans préciser si elle a été adoptée ni selon quel calendrier elle pourrait être mise en œuvre. agence


