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Agroalimentaire : le tunisien Poulina veut prendre le contrôle exclusif de Land’Or et de ses filiales marocaines

Le groupe tunisien Poulina Group Holding a notifié au Conseil de la concurrence un projet d’acquisition du contrôle exclusif du groupe tunisien Land’Or Holding et de l’ensemble de ses filiales. L’opération concerne également les activités marocaines du groupe, présent à travers Land’Or Maroc et Land’Or Industries Maroc, spécialisées dans la fabrication et la distribution de fromages fondus.

Le paysage agroalimentaire marocain pourrait connaître un changement d’actionnariat avec l’arrivée de Poulina Group Holding aux commandes de Land’Or. Le Conseil de la concurrence a reçu la notification d’un projet de concentration économique portant sur la prise de contrôle exclusif de Land’Or Holding SA et de l’ensemble de ses filiales par le groupe tunisien.

Cette opération dépasse les frontières tunisiennes. Land’Or dispose en effet de deux filiales au Maroc : Land’Or Maroc et Land’Or Industries Maroc. Les deux sociétés opèrent dans la fabrication, la transformation, le conditionnement, la commercialisation et la distribution de fromages fondus.

La cible de l’opération est Land’Or Holding, société de droit tunisien au capital de 30,14 millions de dinars tunisiens, qui chapeaute un groupe spécialisé dans la fabrication, la transformation et la commercialisation de produits carnés, de produits de la mer et d’autres produits agroalimentaires.

L’acquéreur, Poulina Group Holding, est un groupe tunisien diversifié et coté à la Bourse de Tunis. Il intervient dans plusieurs secteurs, notamment l’agroalimentaire, les matériaux de construction, l’emballage, les biens d’équipement, l’immobilier et le commerce.

L’intérêt de cette opération pour le marché marocain réside dans son périmètre : elle porte sur la holding et l’ensemble de ses filiales, et non uniquement sur les activités tunisiennes de Land’Or. Les deux entités marocaines figurent donc dans le périmètre du groupe visé par la prise de contrôle.

Sur le plan réglementaire, les tiers intéressés disposent d’un délai de dix jours à compter de la publication du communiqué, soit jusqu’au 19 novembre 2026, pour transmettre leurs observations au Conseil de la concurrence.

À ce stade, il s’agit d’un projet de concentration notifié à l’autorité de régulation. Sa publication ne signifie pas que l’opération a déjà reçu l’autorisation définitive du Conseil.

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