
L’Union européenne et les États-Unis accusent Pékin de subventionner son industrie et d’inonder les marchés étrangers avec ses produits. Le vice-Premier ministre répond.
Le vice-Premier ministre chinois Ding Xuexiang a balayé jeudi les accusations «totalement infondées» selon lesquelles son pays «étoufferait» les autres économies, à l’ouverture d’une grande foire commerciale vantant l’ouverture de son pays aux produits étrangers. Les États-Unis et l’Union européenne (UE) accusent régulièrement Pékin de subventionner massivement son industrie et d’inonder les marchés étrangers avec ses produits, notamment dans l’automobile et les technologies vertes, au détriment de leurs propres entreprises.
«Certaines institutions et médias montent en épingle la prétendue théorie selon laquelle la Chine étoufferait les économies d’autres pays», a déclaré Ding Xuexiang en ouvrant la Foire internationale des importations de Chine (CIIE) à Shanghai. Cette théorie «est totalement infondée», a-t-il souligné. Organisée depuis 2018, la CIIE rassemble cette année plus de 4 000 entreprises étrangères.
Elle leur offre l’occasion de se développer sur le marché chinois, tout en permettant à Pékin de promouvoir son discours selon lequel la Chine n’est pas que l’usine du monde mais un immense marché ouvert aux produits étrangers. Le géant asiatique affiche toutefois d’importants excédents commerciaux avec les États-Unis et l’UE, une situation qui alimente les frictions.
«Il est tout à fait normal que la question des déséquilibres commerciaux retienne l’attention. L’essentiel est de savoir comment parvenir à un équilibre» en la matière, a dit Ding Xuexiang. Il a réaffirmé que Pékin n’a «jamais délibérément cherché à dégager un excédent commercial». Washington et Bruxelles reprochent à Pékin de soutenir à coups de subventions trop généreuses ses entreprises, leur procurant ainsi, selon eux, un avantage concurrentiel déloyal.
«La compétitivité des produits chinois ne repose pas sur les subventions publiques, mais avant tout sur leurs avantages technologiques» et leur «recherche et développement», a assuré le vice-Premier ministre chinois. «Il y a de nombreux produits que nous souhaiterions importer, mais que nous ne pouvons pas acheter, parce qu’on nous en empêche», a-t-il indiqué.
Les États-Unis imposent depuis plusieurs années des restrictions à l’exportation vers la Chine de technologies de pointe, invoquant des impératifs de sécurité nationale. «Nous continuerons à créer des conditions favorables au développement des entreprises étrangères en Chine», a dit M. Ding, délivrant un discours régulièrement martelé par Pékin. Des entreprises étrangères soulèvent des difficultés liées à l’accès au marché chinois, à la concurrence des compagnies locales et à la réglementation.
AFP
(les/yb)


