
Le prix du baril de pétrole Brent pour livraison en novembre, qui avait ouvert la séance de ce jeudi dans le rouge, s’est retourné et progresse désormais de près de 2 %, franchissant la barre des 97 dollars face à l’intensification des tensions au Moyen-Orient.
La guerre entre l’Iran et les États-Unis s’est intensifiée à la suite des frappes américaines les plus violentes depuis plus d’un mois contre cinq provinces iraniennes, faisant près d’une vingtaine de morts, auxquelles Téhéran a répliqué par des bombardements ciblant quatre pays du golfe Persique.
Cette situation entraîne de nouvelles hausses des cours du pétrole : le Brent, référence européenne, progresse de 1,89 %, le baril s’établissant à 97,27 dollars.
De son côté, le West Texas Intermediate (WTI), référence américaine, enregistre une hausse de 2,24 %, pour atteindre 93,05 dollars.
À l’inverse de la flambée du pétrole, le gaz naturel TTF enregistre un repli de 0,93 %, s’établissant à 72,88 euros le mégawattheure.
Nouvelle vague d’attaques
Alors qu’une nouvelle vague d’attaques croisées oppose l’Iran et les États-Unis, on a appris ce jeudi que l’armée américaine a escorté mardi dernier 40 navires marchands transportant 18 millions de bariles de pétrole à travers le détroit d’Ormuz, selon les informations de CNN.
La chaîne, citant deux responsables américains au fait des opérations, a précisé qu’il s’agissait du volume de trafic pétrolier le plus important enregistré depuis le début du conflit.
Avant le déclenchement de la guerre il y a un peu plus de six mois, environ 20 millions de barils transitaient chaque jour par ce détroit.
Après la reprise des frappes croisées entre Washington et Téhéran au terme de près d’un mois sans hostilités, et alors que le gouvernement américain a annoncé une campagne de pression économique contre la République islamique incluant de nouvelles sanctions, le président américain Donald Trump a déclaré mercredi qu’il ne cherchait pas à « forcer » l’Iran à négocier et a exhorté le peuple iranien à se soulever contre le régime de Téhéran.
EFE/



