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Ventes en chute au S1 2026, le Maroc peut-il encore peser dans la stratégie de Dacia ?

Alors que Dacia accuse un repli de 8,1 % de ses ventes au S1 2026 face à l’offensive des véhicules électriques et de la concurrence chinoise, le constructeur redéfinit l’affectation de ses usines. Entre la relocalisation européenne de la Spring, la production du Striker en Turquie: analyse des nouveaux arbitrages industriels du Groupe Renault et le rôle clé des usines marocaines.

Le premier semestre 2026 marque un point d’inflexion pour Dacia. Les ventes ont marqué le pas au premier semestre 2026. La marque a écoulé 327.077 véhicules à l’échelle mondiale, contre 355.985 un an plus tôt, soit un recul de 8,1%. Cette baisse concerne aussi bien les véhicules particuliers (324.835 unités, -8,1%) que les véhicules utilitaires (2.242 unités, -9%). Un coup de canif dans une trajectoire jusqu’ici insolente de croissance.

Cette décélération traduit un changement profond sur le marché européen. L’accélération des ventes de véhicules 100 % électriques, dopée par l’arrivée agressive de modèles chinois très compétitifs, bouscule l’équation économique de Dacia sur le thermique et le GPL.

Ce ralentissement intervient alors que Dacia accélère son virage vers l’électrification. Les principaux lancements du second semestre:: Sandero hybride, Striker et nouvelle Spring produite en Europe – sont développés en dehors du Maroc, renforçant le risque d’une marginalisation progressive des sites industriels marocains.

Le grand reniement

La Spring rapatriée en Europe : Pour conserver les bonus écologiques européens et contourner les barrières douanières de l’UE, Renault choisit de produire sa citadine électrique sur le vieux continent…

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