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Le climat géopolitique freine les investissements dans les pays arabes

Climat des affaires : le Maroc parmi les meilleurs élèves du monde arabe

Les Émirats arabes unis ont conservé leur position de première destination arabe des investissements directs étrangers (IDE) en 2025, en attirant 48,2 milliards de dollars, soit 40,4 % du total des flux d’IDE vers les pays arabes. Le pays s’est également classé 1er dans le monde arabe et 17e à l’échelle mondiale dans l’Indice composite du climat d’investissement 2025 de Dhaman, gagnant deux places par rapport à l’édition 2024.

Selon les estimations de la CNUCED (UNCTAD), citées dans le rapport annuel de Dhaman, les flux d’IDE à destination des pays arabes ont reculé de 10 % en 2025, pour s’établir à 119,3 milliards de dollars. Plus de 80 % de ces investissements ont été concentrés dans seulement trois pays arabes. Dans le même temps, la part de la région dans les IDE mondiaux est tombée à 7,3 %, tandis que sa part des investissements destinés aux économies en développement a reculé à 13,3 %.

Dhaman indique que le classement moyen des pays arabes est demeuré stable à la 102e place mondiale dans son indice composite des composantes du climat d’investissement pour 2025. Cette performance traduit le maintien d’un écart d’environ 23 places par rapport à la moyenne mondiale, malgré l’amélioration enregistrée par 13 pays arabes dans ce classement.

Dans son 41e Rapport annuel sur le climat de l’investissement 2026, présenté mercredi depuis son siège au Koweït, Dhaman recommande la mise en œuvre de programmes intégrés et flexibles afin d’améliorer l’environnement de l’investissement dans le monde arabe.

Ces recommandations s’articulent autour de quatre axes majeurs : le cadre politique et sécuritaire, l’environnement institutionnel, législatif et procédural, le cadre économique, ainsi que les facteurs de production. Cette orientation intervient alors que les dépenses d’investissement (Capex) des projets d’IDE dans le monde arabe ont diminué de 9 % en 2025, pour atteindre 112 milliards de dollars, sous l’effet des évolutions géopolitiques.

Sur le plan politique et sécuritaire, Dhaman souligne la nécessité d’intensifier les efforts pacifiques pour résoudre les conflits, de renforcer la coordination régionale dans la lutte contre le terrorisme, la criminalité organisée et les ingérences extérieures. L’organisation préconise également la modernisation des dispositifs de sécurité, l’apaisement des tensions internes et le renforcement de l’État de droit.

Concernant l’environnement institutionnel, législatif et procédural, le rapport recommande de moderniser et de simplifier les lois relatives à l’investissement et aux affaires afin de les adapter aux évolutions économiques, dans un souci de transparence. Il préconise également la numérisation et l’automatisation des procédures administratives afin d’en réduire les délais, le renforcement de la gouvernance et des systèmes de contrôle qualité, ainsi que le développement de la justice et des mécanismes d’application des lois pour protéger les investisseurs à travers les législations nationales, les accords internationaux et des services d’arbitrage performants. Le rapport insiste aussi sur la mise en place de mécanismes d’assurance contre les risques politiques et commerciaux.

Sur le plan économique, Dhaman appelle à l’adoption de politiques visant à maîtriser l’inflation afin de renforcer la stabilité monétaire, à réformer les systèmes fiscal et douanier, ainsi qu’à développer les infrastructures et les services logistiques.

L’institution recommande également de renforcer le rôle du secteur privé, de stimuler sa participation à l’économie et de diversifier les ressources économiques grâce à des avantages et des incitations supplémentaires en faveur des secteurs ciblés.

S’agissant des facteurs de production, le rapport met l’accent sur le développement du capital humain et la réduction du déficit de compétences à travers l’éducation et la formation, une plus grande flexibilité du marché du travail, la disponibilité de terrains destinés aux activités industrielles et de services, la diversification et la facilitation des sources de financement direct, ainsi que le renforcement du rôle des banques et des institutions financières.

Le rapport préconise également la localisation des connaissances, le soutien à la recherche et au développement dans les secteurs productifs et de services, ainsi que la sécurisation des chaînes d’approvisionnement locales, des intrants intermédiaires et des composants essentiels.

Dhaman recommande enfin de s’inspirer des expériences des pays ayant réussi à améliorer leur environnement d’investissement et leur position dans les classements internationaux, de privilégier les réformes les plus simples et les plus efficaces, de recourir davantage aux technologies et aux services électroniques, tout en tenant compte des différences entre les pays en matière de ressources, de capacités et de défis.

Le rapport présente enfin le classement des pays arabes dans l’Indice composite du climat d’investissement 2025, qui place les pays du Conseil de coopération du Golfe (CCG), la Jordanie et le Maroc en tête du monde arabe. Les Émirats arabes unis occupent la première place régionale et la 17e place mondiale, devant le Qatar (2e dans le monde arabe et 38e mondial) et l’Arabie saoudite (3e dans le monde arabe et 40e mondiale). wam

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