
Le Maroc s’impose plus que jamais comme le pivot des grandes manœuvres diplomatiques au sein de la Francophonie. Après le Rwanda, c’est désormais la République démocratique du Congo (RDC) qui se tourne officiellement vers Rabat pour obtenir son soutien à la tête de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF).
Le ministre des Affaires étrangères, de la Coopération africaine et des Marocains résidant à l’étranger, Nasser Bourita, a reçu mercredi à Rabat un émissaire de haut rang : Crispin Mbadu Phanzu, vice-ministre congolais chargé de la Francophonie. Ce dernier était porteur d’un message personnel du président Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo destiné au Roi Mohammed VI.
Rabat, arbitre clé pour la direction de la Francophonie
À l’issue de l’audience, la délégation congolaise n’a pas caché l’objectif central de sa démarche : s’assurer du poids diplomatique du Royaume. Mbadu Phanzu a explicitement déclaré que cette visite à Rabat visait à promouvoir la candidature de la RDC au poste de Secrétaire général de l’OIF, emboîtant ainsi le pas aux autres prétendants de la région, notamment le Rwanda, qui courtise également le soutien marocain. Il a profité de l’occasion pour saluer l’excellence d’un partenariat historique et indéfectible entre Rabat et Kinshasa.
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Un héritage historique revisité
Présente dans la délégation, la candidate officielle de la RDC au secrétariat général de l’OIF, Juliana Amato Lumumba, a personnellement insisté sur la force des liens qui unissent les deux nations. Pour légitimer cette demande d’appui auprès du Royaume, elle a rappelé un symbole fort : la décoration de son père, le héros national Patrice Émery Lumumba,
Saluant l’alignement total de Rabat et de Kinshasa sur les principes de souveraineté et d’unité, la candidate congolaise a plaidé pour une « Francophonie des peuples », espérant que le leadership du Maroc agira comme un catalyseur pour porter sa vision à la tête de l’organisation.



