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Étude : un « déficit de confiance » de 72 % face aux difficultés de la vie

Une nouvelle étude internationale menée par MetLife met en lumière un paradoxe frappant : si une majorité d’adultes se considèrent comme résilients, leur confiance chute de 72 % lorsqu’il s’agit d’évaluer leur capacité réelle à surmonter les épreuves de la vie.

Réalisée aux États-Unis, au Royaume-Uni, au Japon et au Mexique, l’étude intitulée « Confident Pathways Report » analyse les facteurs qui permettent de construire et de maintenir la confiance tout au long de la vie.

La résilience perçue ne garantit pas la confiance

L’enquête révèle que les personnes interrogées sont beaucoup plus enclines à se définir comme résilientes qu’à se sentir réellement capables de rebondir après un choc financier, émotionnel ou personnel.

Selon MetLife, ce décalage s’explique par trois facteurs essentiels : la préparation, les opportunités et le soutien social.

Le sport et l’éducation, des leviers majeurs dès l’enfance

L’étude souligne l’impact déterminant des expériences vécues durant l’enfance dans la construction de la confiance en soi.

Parmi les adultes ayant pratiqué un sport dans leur jeunesse :

  • 56 % estiment que cette expérience a renforcé leur confiance ;
  • 52 % considèrent qu’elle a développé leur persévérance.

Les parents interrogés partagent largement cette vision :

  • 65 % jugent que les sports collectifs renforcent la résilience et la confiance ;
  • 55 % citent les sports individuels ;
  • 51 % mettent en avant les programmes de tutorat et de mentorat.

La préparation financière multiplie la confiance

L’étude met également en évidence le rôle crucial de la préparation financière.

Les adultes qui adoptent des comportements préventifs — comme l’épargne, la gestion budgétaire ou la souscription à une assurance-vie — sont 20 fois plus susceptibles de se sentir capables de rebondir après un revers.

Cette conclusion renforce l’idée que la confiance repose autant sur l’anticipation que sur les ressources personnelles.

Un déficit de soutien social préoccupant

L’enquête révèle également une fragilité des réseaux de soutien :

  • Seulement 41 % des adultes se sentent soutenus par leurs amis ;
  • À peine 31 % éprouvent un sentiment d’appartenance à leur communauté.

Ces résultats montrent que l’isolement social demeure un frein majeur à la confiance et à la résilience.

Des écarts marqués selon les pays

Mexico : optimisme élevé, mais confiance fragile

Le Mexique affiche les niveaux de résilience et d’optimisme les plus élevés parmi les pays étudiés. Pourtant, moins de deux personnes sur dix se disent réellement capables de surmonter un revers majeur, illustrant l’importance de la préparation et du soutien.

Japan : faible confiance mais forte préparation

Le Japon enregistre le niveau de confiance le plus faible. Seul un adulte sur dix se considère résilient. En revanche, les Japonais figurent parmi les mieux préparés :

  • 67 % possèdent une assurance-vie ;
  • 65 % épargnent régulièrement.

United States : le plus grand écart de confiance

Les États-Unis présentent le plus important « confidence gap ».

  • 46 % des adultes déclarent souffrir de stress, d’anxiété ou d’épuisement ;
  • 40 % font état de difficultés financières significatives.

United Kingdom : une stabilité fondée sur de bonnes habitudes financières

Le Royaume-Uni affiche un profil plus équilibré :

  • Près de trois adultes sur dix se considèrent résilients ;
  • 81 % consultent régulièrement leur situation financière.

Pour Michael Roberts, les résultats confirment que la confiance se construit grâce à l’accès aux opportunités, à la préparation et à des systèmes de soutien solides.

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