
En dépit des perspectives d’amélioration de la production céréalière nationale, le Maroc demeure le premier importateur de blé tendre de l’Union européenne.
Les dernières données de la Commission européenne pour la campagne 2025/2026 confirment le rôle central du Maroc sur le marché des céréales, dans un contexte de recomposition des flux d’importation au sein de la région.
Sur la période allant jusqu’au 14 juin, le Maroc s’impose comme le premier importateur de blé tendre en provenance de l’Union européenne, avec 3,25 millions de tonnes, loin devant ses principaux concurrents régionaux et internationaux.
Cette position contraste avec la dynamique observée chez d’autres pays du Maghreb, notamment l’Algérie, dont les importations de blé européen ont fortement reculé.
Recul marqué des importations algériennes
Selon les mêmes données, l’Algérie a importé 1,145 million de tonnes de blé tendre de l’UE sur la période analysée, soit une baisse de 41 % sur un an.
Cette contraction s’explique principalement par :
- une amélioration attendue de la production céréalière locale,
- une stratégie visant à réduire la dépendance aux marchés internationaux,
- et une volonté de renforcer la sécurité alimentaire nationale.
Un marché européen redistribué
Derrière le Maroc, les principaux importateurs de blé tendre de l’UE sont :
- l’Arabie saoudite (1,83 million de tonnes),
- le Nigeria (1,76 million de tonnes),
- et l’Égypte (1,75 million de tonnes),
tandis que l’Algérie occupe la cinquième position.
Du côté des exportateurs européens, la Roumanie conserve la première place, suivie de la France, de la Pologne, de l’Allemagne et de la Lituanie.
Principaux exportateurs de blé tendre dans l’UE
- Roumanie : 7,10 millions de tonnes (1er exportateur)
- France : 5,50 millions de tonnes
- Pologne : 3,10 millions de tonnes
- Allemagne : 2,21 millions de tonnes
- Lituanie : 2,06 millions de tonnes
Tendance globale : recomposition des flux céréaliers
Au niveau européen, les exportations d’orge progressent fortement, tandis que les importations de maïs reculent, traduisant une reconfiguration des équilibres agricoles mondiaux.
Dans ce contexte, le Maroc confirme son statut de client stratégique majeur de l’Union européenne dans le secteur des céréales, consolidant sa place dans les chaînes d’approvisionnement alimentaires régionales.



