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IAM: La filiale béninoise à fonds perdus  

Jusqu’à quand Itissalat Al-Maghrib continuera-t-il à renflouer sa filiale béninoise à fonds perdus ? Les derniers chiffres de l’exercice 2025 dressent le bilan inquiétant d’un opérateur en crise structurelle, sous perfusion permanente de sa maison-mère.

Un bilan financier dans le rouge

Les données au 31 décembre 2025 confirment un constat amer : Moov Africa Bénin ne crée pas de valeur, elle en détruit.

  • 270,1 millions de dirhams (DH) de perte nette sur le seul exercice 2025.
  • Une situation nette négative de -137,4 millions de DH, signe d’une fragilité capitale.
  • 0 dirham de dividende généré pour IAM, qui conserve pourtant cette filiale dans ses livres à une valeur nette comptable de 1,203 milliard de DH.

Une ligne de vie de 49 millions de DH accordée en urgence

Plutôt que d’exiger un redressement rigoureux, IAM a une nouvelle fois choisi d’endosser le rôle de banquier complaisant. En décembre 2025, l’opérateur a accordé une avance en compte courant de 4,6 millions d’euros (49,1 millions de DH) sur 5 ans, assortie d’un taux d’intérêt de 6 % pour maintenir sa filiale sous perfusion et soutenir sa trésorerie,

Les détails de l’accord financier :

  • Durée : 5 ans maximum (en attente de validation formelle du Conseil d’Administration).
  • Taux d’intérêt : 6 % HT fixe (avec pénalité de +1 % en cas de retard).
  • Encours au 31/12/2025 : 100 % des fonds restent mobilisés par la filiale.
  • Produits financiers générés pour IAM : A peine 100 000 DH (0,01 M€) d’intérêts comptabilisés sur l’exercice, pour aucun remboursement encaissé.

En assumant seul le risque financier, le groupe marocain réaffirme sa détermination à défendre ses positions sur le marché télécom béninois, coûte que coûte. Cette dépendance financière totale soulève une question fondamentale : quelle est la véritable feuille de route d’IAM au Bénin ?

Lire aussi: Sanctions pécuniaires à l’encontre de Moov Africa Bénin

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