
Les recettes issues de la Taxe intérieure de consommation (TIC) sur les tabacs manufacturés ont atteint 7,096 milliards de dirhams à fin juin 2026, contre 6,681 milliards de dirhams à la même période de 2025.
Elles enregistrent ainsi une hausse de 6,2 %, soit un gain supplémentaire de 415 millions de dirhams pour les caisses de l’État.
Cette progression confirme que la fiscalité sur les produits du tabac demeure une source importante de recettes budgétaires, malgré les politiques de santé publique visant à réduire la consommation. Elle peut s’expliquer par l’évolution des volumes vendus, des prix ou de la fiscalité applicable.
Loi de finances 2026
La Loi de finances 2026 prévoit notamment la poursuite de la convergence entre les différentes catégories de tabacs manufacturés, à travers un relèvement progressif de la quotité spécifique de la TIC et un ajustement des modalités de taxation.
Cigarettes classiques : Le point d’orgue de la réforme
La structure de la TIC repose sur un mécanisme mixte (une quotité spécifique fixe, une quotité ad valorem proportionnelle au prix de vente, et un plancher minimal). Pour 2026, la grille atteint son niveau cible :
- Quotité spécifique : Elle grimpe à 550 dirhams pour 1 000 cigarettes (contre 400 DH en 2025). Cela représente une composante fixe de 11 DH par paquet de 20 cigarettes.
- Quotité ad valorem : Elle est corrélée à la baisse pour équilibrer la fiscalité des segments, s’établissant à 56,5 % du prix de vente public (hors TVA et TIC spécifique), complétée par une révision de sa base de calcul.
- Minimum de perception : Le plancher fiscal minimal que l’État perçoit par millier de cigarettes passe à 953 dirhams (soit un minimum de 19,06 DH perçu par paquet, quel que soit son positionnement commercial).
Cette charge fiscale réajustée a entraîné, via la circulaire douanière de fin d’année, une hausse mécanique des prix de vente au détail de 1 à 2 dirhams par paquet sur la majorité des marques homologuées sur le marché marocain.
Tabac chauffé et produits connexes
La Loi de finances 2026 et les textes d’application étendent le durcissement fiscal aux nouvelles habitudes de consommation afin d’éviter les transferts de parts de marché non régulés :
- Tabac chauffé : La fiscalité est alignée à la hausse à hauteur de 1 500 dirhams pour 1 000 unités.
- Vapotage et substituts : La taxation touche de manière stricte les cigarettes électroniques jetables (puffs), les liquides de vapotage, ainsi que certains substituts nicotiniques.



