
La Trésorerie Générale du Royaume (TGR) fait état d’une amélioration de la situation des finances publiques à fin juin 2026. Le déficit budgétaire s’est établi à 20,2 milliards de dirhams, contre 24,9 milliards à la même période de 2025, soit une réduction de 4,7 milliards de dirhams.
Cette amélioration intervient malgré une nette progression des dépenses publiques, portée notamment par l’investissement, la masse salariale et les charges de compensation.
Les investissements publics accélèrent
Les dépenses d’investissement du budget général ont atteint 62,2 milliards de dirhams, en hausse de 14,3 % (+7,8 milliards de DH) par rapport à fin juin 2025. Ce niveau traduit la poursuite de l’effort de l’État en faveur des infrastructures et des projets structurants.
Les recettes fiscales tirent les finances publiques
L’amélioration du solde budgétaire s’explique principalement par le dynamisme des recettes fiscales.
- Les recettes de l’impôt sur les sociétés (IS) ont bondi de 22,3 % pour atteindre 68,5 milliards de dirhams, soit 12,5 milliards de plus qu’un an auparavant.
- La TVA à l’intérieur a progressé de 9,3 %, à 25,9 milliards de dirhams.
- Les recettes de l’impôt sur le revenu au titre des profits immobiliers ont augmenté de 7,1 %, atteignant 3,3 milliards de dirhams.
Les dépenses sociales continuent de progresser
Les salaires servis par la TGR se sont élevés à 97,4 milliards de dirhams, en hausse de 12,1 % (+10,5 milliards de DH), traduisant notamment l’impact des accords de dialogue social.
Les dépenses de compensation ont plus que doublé, passant de 3,1 à 6,7 milliards de dirhams, soit une hausse de 117,5 %, reflétant le soutien accru de l’État à certains produits subventionnés.
La charge de la dette reste sous contrôle
Les intérêts de la dette publique se sont établis à 24 milliards de dirhams, en légère hausse de 2,6 %.
Cette évolution résulte :
- d’une augmentation de 14,4 % des intérêts de la dette extérieure ;
- compensée en partie par une baisse de 0,5 % des intérêts de la dette intérieure.
Parallèlement, l’encours de la dette intérieure s’élève à 804,9 milliards de dirhams à fin juin 2026, contre 788,6 milliards fin 2025, soit une progression modérée de 2,1 %.
Ces résultats traduisent une amélioration de la trajectoire budgétaire, soutenue par la forte progression des recettes fiscales, qui permet à l’État de financer simultanément une hausse des investissements publics, de la masse salariale et des dépenses de compensation, tout en réduisant le déficit budgétaire.



