Transformation digitale : trois conventions pour moderniser l’administration marocaine

Le ministère de la Transition numérique et de la Réforme de l’administration a franchi une nouvelle étape dans sa stratégie de modernisation en signant, mardi à Rabat, trois conventions de partenariat majeures. Objectif : accélérer la digitalisation du secteur public, améliorer la qualité des services aux citoyens et renforcer les mécanismes de transparence.
Ces accords ont été conclus en marge des Assises africaines du gouvernement ouvert (AAGO), qui réunissent responsables publics, institutions nationales et acteurs de la société civile venus de plusieurs pays africains.
IA, data et coopération internationale : un partenariat structurant avec l’ICESCO
La première convention, signée entre la ministre Amal El Fallah Seghrouchni et le directeur général de l’ICESCO, Salim bin Mohamed Al-Malik, pose les bases d’une coopération stratégique dans la transformation numérique et l’intelligence artificielle.
D’une durée de cinq ans renouvelables, cet accord prévoit :
- le renforcement des compétences humaines,
- l’échange d’expertises,
- le développement de projets numériques innovants,
- la promotion des données ouvertes et de l’IA au service du développement durable.
Le partenariat inclut également :
- l’organisation de formations et la participation conjointe à des forums internationaux,
- la numérisation du patrimoine culturel et scientifique,
- la création d’outils digitaux pour valoriser manuscrits et documents historiques.
Une orientation qui positionne clairement le Maroc dans une logique de soft power technologique et culturel à l’échelle du monde islamique et africain.
Expérience usager : l’administration veut regagner la confiance des citoyens
La deuxième convention, conclue avec le Médiateur du Royaume, Hassan Tarik, vise à transformer en profondeur l’accueil des usagers dans les services publics.
Ce partenariat prévoit :
- le lancement d’expérimentations pilotes dans certaines structures,
- leur généralisation progressive à l’échelle nationale,
- un appui financier et technique du ministère,
- un accompagnement en formation et méthodologie.
De son côté, l’Institution du Médiateur assurera :
- la mobilisation des ressources,
- le suivi opérationnel,
- la maintenance des dispositifs.
- L’enjeu est clair : réduire la distance entre administration et citoyen et améliorer la qualité perçue du service public.
Lutte contre la corruption : la technologie comme levier de transparence
La troisième convention, signée avec le président de l’Instance nationale de la probité, Mohamed Benalilou, s’inscrit dans une logique de digitalisation au service de l’intégrité publique.
Structuré autour de trois axes, cet accord prévoit :
La modernisation des systèmes d’information de l’Instance,
l’intégration des principes d’intégrité dans les services publics digitalisés,
Le développement de solutions basées sur l’IA et le big data pour détecter les risques de corruption.
Le dispositif inclut également :
- des plans d’action annuels détaillés (objectifs, indicateurs, calendrier),
- la mise en place d’un comité conjoint de suivi.
Une approche proactive qui marque le passage d’une logique de réaction à une logique d’anticipation des risques. map



