S&P : le Maroc en position de relative résilience face au choc géopolitique

L’agence de notation S&P Global Ratings a averti ce jeudi que les scores de crédit des États africains risquent de se dégrader à mesure que le conflit au Moyen-Orient s’enlise. La prolongation des hostilités pèse directement sur les équilibres macroéconomiques du continent via deux leviers principaux :
- Chocs inflationnistes : L’augmentation des coûts d’importation du carburant et des engrais.
- Tensions budgétaires : Une pression accrue sur les finances publiques, pouvant mener à des abaissements de notes (« rating pressure »).
Cartographie de l’exposition au risque
L’agence distingue les pays en fonction de leur dépendance énergétique et de leur structure de dette :
- Les plus exposés :
- Égypte, Mozambique et Rwanda.
- Note : L’Égypte bénéficie toutefois de marchés de capitaux domestiques profonds, et le Rwanda d’un niveau élevé de dette concessionnelle (taux préférentiels), ce qui atténue partiellement le risque.
- Les moins exposés :
- Exportateurs de pétrole : Nigeria, Angola et Congo-Brazzaville (qui profitent de revenus d’exportation plus élevés).
- Maroc : Grâce à la solidité de ses réserves de change, le Royaume affiche une meilleure résilience face aux chocs extérieurs.
Perspectives et conditions de financement
Le « scénario de base » de S&P repose sur une désescalade progressive et une réouverture du détroit d’Ormuz, bien que les perturbations logistiques risquent de persister plusieurs mois.
Cependant, l’agence prévoit une hausse des coûts d’emprunt pour l’ensemble du continent. Cette augmentation est alimentée par les impacts directs de la guerre et par une aversion au risque mondiale croissante des investisseurs envers les marchés émergents. agences



