
Enfin ! Le PAM tient sa revanche historique. Longtemps contesté, parfois accusé de nombreux travers de la vie politique, le parti se retrouve désormais en position de tirer pleinement profit du verdict des électeurs.
Les urnes ne lui ont pas seulement donné des sièges : elles lui ont donné une légitimité politique nouvelle et l’occasion de démontrer ce qu’il est réellement capable de faire aux responsabilités.
Car après avoir longtemps demandé sa chance, le PAM devra désormais montrer ce qu’il en fait.
Reste désormais l’épreuve la plus importante : C’est l’une des grandes inconnues de l’après-élection. Avant le scrutin, le PAM avait clairement affiché ses réserves à l’égard d’une nouvelle alliance avec le RNI. Le message politique était donc clair : la reconduction automatique de la coalition sortante n’était pas acquise.
Le RNI et le PAM peuvent-ils dépasser les affrontements de la campagne et reconstruire une majorité commune ? Ou les déclarations de ces dernières semaines n’étaient-elles qu’une mise en scène électorale ?
Car le PAM devra désormais passer du discours aux actes. Avec 97 sièges, contre 66 pour le RNI, il sort du scrutin avec un rapport de forces profondément modifié.
Si le parti devait finalement retrouver le RNI autour de la table des négociations, les déclarations de la campagne prendraient rétrospectivement une tout autre signification.
C’est là que se jouera la véritable crédibilité de la promesse de changement et de renouvellement politique…
Si l’allié d’hier serait-t-il encore celui de demain…



