
Le classement 2026 des principaux pôles mondiaux d’innovation (The Global Innovation Index’s Innovation cluster ranking 2026) met en lumière une nouvelle bataille pour attirer chercheurs, brevets, startups et capitaux. Si Le Caire reste le seul représentant africain dans le Top 100, Riyad fait son entrée. Le Maroc, lui, ne compte toujours aucun pôle parmi les 100 premiers.
La carte mondiale de l’innovation continue de se concentrer autour de quelques grands écosystèmes capables de réunir recherche scientifique, propriété intellectuelle et financement de l’innovation.
Dans le classement 2026 des pôles mondiaux d’innovation de l’Organisation Mondiale de la Propriété Intellectuelle (OMPI) , Le Caire occupe la 86e position et reste le seul pôle africain dans le Top 100. Une performance qui contraste avec l’absence de ville marocaine dans ce palmarès.
Plus frappant encore : Riyad fait son entrée dans le Top 100, à la 92e place. Le Royaume saoudien commence ainsi à transformer ses investissements massifs dans la recherche, les technologies et les startups en une présence mesurable dans les grands classements internationaux.
Le Caire devant Riyad… mais avec quels volumes ?
Sur cinq ans, le pôle du Caire totalise 179 demandes internationales de brevets PCT, 26.673 publications scientifiques et 469 opérations de capital-risque.
Riyad affiche 162 demandes de brevets PCT, 25.033 publications scientifiques et 419 opérations de capital-risque.
L’écart entre les deux pôles reste donc relativement limité sur ces indicateurs. Mais le signal est important : deux capitales régionales commencent à concentrer les ingrédients nécessaires à la création d’un écosystème technologique compétitif.
À Riyad, la dynamique est notamment portée par SABIC Global Technologies dans les brevets et King Saud University dans les publications scientifiques.
Et le Maroc dans cette nouvelle compétition ?
C’est ici que le classement devient particulièrement intéressant pour le Maroc.
Le Royaume dispose pourtant de plusieurs ingrédients d’un écosystème d’innovation : universités, centres de recherche, ingénieurs, technopoles, startups, dispositifs publics de financement et grands groupes industriels.
Mais ces éléments ne semblent pas encore produire un pôle urbain suffisamment concentré pour rivaliser avec les principaux écosystèmes internationaux.
L’enjeu n’est donc plus seulement de créer des startups ou d’attirer des investissements. Il est de parvenir à connecter durablement recherche → brevets → entreprises technologiques → capital-risque → industrialisation.
C’est précisément cette capacité de concentration qui permet aujourd’hui à des villes comme Shenzhen, Séoul, Tokyo, Pékin ou San José-San Francisco de dominer le classement mondial.
Top innovative clusters in the world
- Shenzhen–Hong Kong–Guangzhou (China and Hong Kong, China)
- Tokyo–Yokohama ( Japan)
- San Jose–San Francisco (United States)
- Beijing (China)
- Seoul (Republic of Korea)
Innovation clusters with most intensive activity
- San Jose–San Francisco (United States)
- Cambridge (United Kingdom)
- Ningde (China)
- Boston–Cambridge (United States)
- Oxford (United Kingdom)



