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Câble sous-marin Maroc-Portugal : 1 milliard d’euros à trouver pour connecter les deux rives

En marge des préparatifs du prochain sommet bilatéral entre Rabat et Lisbonne, la ministre portugaise de l’Environnement et de l’Énergie, Maria da Graça Carvalho, a tenu à préciser les contours du projet de câble électrique sous-marin destiné à relier le Portugal au Maroc.

Faisant suite à ses échanges avec la ministre marocaine de la Transition énergétique et du Développement durable, Leila Benali, la responsable portugaise a affirmé que l’initiative n’avancerait qu’avec le concours de capitaux privés ou des fonds de l’Union européenne.

« Ce qui a été convenu entre moi et la ministre [de l’Énergie du Maroc], c’est que nous n’avancerions que s’il y avait un intérêt du secteur privé ou l’aide de l’Union européenne », a déclaré la responsable politique aux journalistes à Castro Verde, avant l’inauguration d’un festival dans cette localité du district de Beja.

Un projet d’envergure face au défi de la sécurité énergétique

Évalué à environ un milliard d’euros, ce câble sous-marin constitue une alternative stratégique majeure pour la péninsule ibérique. Pour le Portugal, cette liaison représente une garantie essentielle pour sécuriser son réseau électrique et assurer un redémarrage autonome (« black start ») en cas de panne générale sur le marché ibérique.

Pour le Maroc, cette interconnexion confirme son ambition de s’imposer comme le partenaire vert privilégié de l’Europe, capable d’exporter son potentiel énergétique propre vers le continent voisin tout en consolidant l’intégration euro-méditerranéenne.

Inquiétudes à Madrid et faisabilité financière

Selon les informations avancées ce vendredi par le Jornal Económico, le projet d’une autoroute électrique sous-marine entre le Portugal et le Maroc suscite des inquiétudes en Espagne.

Interrogée à ce sujet, la ministre de l’Environnement et de l’Énergie a déclaré que la possibilité de construire ce câble « n’est encore qu’une discussion » avec son homologue marocaine.

Néanmoins, Maria da Graça Carvalho a reconnu la nécessité pour le Portugal de disposer d’une alternative énergétique pour des situations telles que la panne générale survenue en avril de l’année dernière.

« Nous avons un marché électrique ibérique avec l’Espagne, mais lorsqu’il y a une panne générale, comme cela s’est produit, nous avons dû redémarrer seuls », a-t-elle rappelé.

C’est pourquoi, a-t-elle poursuivi, il existe la possibilité d’avancer sur un câble électrique sous-marin relié au Maroc.

« Nous faisons les calculs, c’est un projet coûteux et le principal avantage est le redémarrage en cas de panne générale », a-t-elle indiqué, rappelant que les calculs effectués « il y a quelques années » prévoyaient un investissement d’environ « un milliard d’euros ».

Tout en qualifiant le projet d’étape encore déclarative et d’échanges d’intentions avec Rabat, la diplomatie énergétique portugaise insiste sur la pertinence technique de l’infrastructure, tout en rappelant la rigueur des arbitrages financiers à venir. Agences

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