
Au titre des cinq premiers mois de l’année, l’exécution des finances publiques révèle une évolution contrastée, selon les projections de Bank Al-Maghrib.
Une dynamique des recettes en progression
Les recettes ordinaires enregistrent une hausse de :
- +8% sur les cinq premiers mois de l’année
Cette évolution traduit une amélioration globale des ressources budgétaires de l’État.
Des dépenses publiques en nette augmentation
Dans le même temps, les dépenses globales progressent de :
- +12,2%
Cette hausse s’explique principalement par :
- l’augmentation des dépenses de biens et services ;
- la progression des charges liées aux intérêts de la dette publique.
Un déficit en légère amélioration projetée
En tenant compte :
- des réalisations budgétaires récentes ;
- de la Loi de Finances 2026 ;
- de la programmation triennale 2026-2028 ;
- et de l’ouverture de crédits supplémentaires de 20 milliards de dirhams,
Bank Al-Maghrib anticipe une légère amélioration du déficit budgétaire.
Projections :
- 3,4% du PIB en 2026
- 3,3% du PIB en 2027
(hors produits de cession des participations de l’État)
Les finances publiques marocaines affichent une trajectoire duale :
- recettes en hausse
- dépenses encore plus dynamiques
- déficit légèrement contenu grâce aux ajustements budgétaires
Une situation qui reflète un équilibre fragile entre soutien à l’économie et maîtrise des comptes publics.



