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Cuba ouvre de nouveaux secteurs aux entreprises privées

Le président cubain, Miguel Díaz-Canel, a annoncé que son gouvernement allait ouvrir de nouveaux secteurs économiques aux petites et moyennes entreprises privées (PME), marquant ainsi une étape majeure dans les réformes économiques de l’île d’orientation communiste.

S’exprimant lors d’un discours télévisé à l’échelle nationale, M. Díaz-Canel a indiqué que la liste des activités interdites au secteur privé — qui en compte actuellement plus de 100 — serait considérablement réduite.

« Nous allons réduire cette liste afin de libérer davantage de forces productives », a déclaré le président. Il a toutefois souligné que l’État conserverait le contrôle des secteurs stratégiques comme la santé, l’éducation et la défense.

Les PME privées ont été légalisées à Cuba en 2021 et sont devenues une composante de plus en plus importante de l’économie du pays. Depuis février dernier, elles sont notamment autorisées à importer du carburant, un secteur qui était auparavant sous le contrôle exclusif de l’État.

Égalité avec les investisseurs étrangers

Dans le cadre de ces nouvelles mesures, le gouvernement permettra aux entreprises privées d’investir dans l’économie nationale à égalité de conditions avec les investisseurs étrangers. Cette décision intervient alors que plusieurs investisseurs internationaux ont récemment quitté le pays en raison des inquiétudes liées aux sanctions américaines.

M. Díaz-Canel a également précisé que le gouvernement envisageait de supprimer les intermédiaires étatiques dans les opérations d’importation et d’exportation.

Le président a réitéré son engagement en faveur de la décentralisation économique et de l’octroi d’une plus grande autonomie aux entreprises publiques, qui représentent encore environ 80 % de l’activité économique de l’île.

Réforme de la bureaucratie d’État

Par ailleurs, il a annoncé une restructuration profonde de la bureaucratie étatique. Ce plan prévoit de réduire le nombre de ministères et d’alléger les effectifs de la fonction publique. Cette réforme globale sera soumise à l’approbation du Parlement en juillet.

M. Díaz-Canel a assuré que ces nouvelles réformes « seront bientôt débattues et approuvées de manière très rapide ».

Le chef de l’État a cherché à afficher sa confiance malgré les difficultés économiques croissantes auxquelles l’île est confrontée. « Le pays n’est pas paralysé ; le pays fait face à cette situation de manière intelligente », a-t-il affirmé, tout en dénonçant la politique de « pression maximale » exercée par Washington.

En plus du blocus pétrolier, les États-Unis imposent une large série de sanctions contre Cuba. Ces mesures ont aggravé la crise économique, sociale et énergétique qui frappe l’île depuis des années, en complément de l’embargo américain historique mis en place dès 1962. afp

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