
Les citoyens colombiens résidant au Maroc ont entamé leur participation au second tour de l’élection présidentielle qui oppose le candidat de droite, Abelardo De la Espriella, au candidat de gauche, Iván Cepeda. L’enjeu est de taille : élire le successeur de Gustavo Petro, qui prendra ses fonctions à la tête du pouvoir exécutif dès le 7 août prochain.
Pour cette échéance électorale, la Registraduría Nacional de l’État Civil a déployé des dispositifs de vote à travers le monde. Si des pays comme les États-Unis ou l’Espagne concentrent la grande majorité des expatriés, le Maroc figure quant à lui sur la liste des pays affichant le plus faible recensement électoral au niveau mondial, avec seulement 72 citoyens inscrits et habilités à exercer leur droit de vote.
Au total, 1 489 bureaux de vote, répartis dans 253 centres de vote à travers 67 pays, ont été installés pour permettre aux expatriés de voter.
Les États-Unis (454 262), l’Espagne (307 996), le Chili (45 253), l’Équateur (43 357) et l’Australie (32 121) sont les pays qui comptent le plus grand nombre de citoyens autorisés à voter.
À l’inverse, le Ghana (76), le Maroc (72), l’Azerbaïdjan (34), Haïti (24) et l’Algérie (22) sont les pays affichant le plus faible nombre de votants colombiens inscrits.
À l’instar des autres représentations diplomatiques, le bureau de vote mis en place au Maroc (au niveau de la section consulaire de l’Ambassade de Colombie à Rabat) est ouvert aux électeurs depuis le 15 juin et restera accessible jusqu’au dimanche 21 juin à 16h00.
L’autorité électorale a bien précisé que, malgré le décalage horaire et le calendrier spécifique du vote à l’étranger, les résultats du scrutin au Maroc ne seront transmis et publiés qu’après 16h00 (heure colombienne) ce dimanche, de manière synchronisée avec le décompte sur le territoire national.
Le vote à l’étranger, un enjeu clé
Si le second tour s’avère aussi serré que le prédisent les derniers sondages — bien que De la Espriella apparaisse en tête —, le vote de la diaspora pourrait s’avérer décisif pour désigner le prochain président de la Colombie.
Lors des élections présidentielles au Pérou, par exemple, la diaspora a fait pencher la balance en faveur de Keiko Fujimori face à Roberto Sánchez, selon les analystes, bien que le décompte officiel en soit à 99,082 % et que la proclamation officielle du nouveau président ne soit attendue que dans les prochaines semaines.
Mme Fujimori totalise pour l’instant 9 129 316 voix (50,097 %) et M. Sánchez 9 093 792 voix (49,903 %). Pendant une grande partie du dépouillement, la candidate de droite occupait la deuxième place, mais elle a opéré une remontée et devance son rival grâce à la révision des suffrages de l’étranger. bloomberg



