
L’affaire gravite autour d’un financement massif de Rs 470 millions, débloqué en juillet 2024 au profit de Dhyanavartam Ltd. Cette société, pilotée par Sanjiv Ramdanee (beau-frère de l’ex-Premier ministre Pravind Jugnauth), gère l’hôtel de luxe Maradiva Resorts & Spas.
Nouveau coup d’arrêt pour l’influent homme d’affaires mauricien Sanjiv Ramdanee inculpé pour entente délictueuse et privé de passeport. Le feuilleton politico-financier qui secoue Port-Louis continue de clouer au sol le Chief Executive Officer de Dhyanavartam Ltd. Connu pour être le beau-frère de l’ancien Premier ministre mauricien Pravind Jugnauth, l’homme d’affaires vient d’essuyer un rejet formel de sa demande d’autorisation de voyager par le tribunal de Port-Louis.
La Cour a estimé que le demandeur n’avait pas démontré le caractère « indispensable ou urgent » d’une tournée qui devait le mener de Berlin à Dubaï, concluant à une absence totale de préjudice personnel ou commercial.
Le Maroc en ligne de mire pour l’automne 2026
Loin de s’avouer vaincu, l’homme d’affaires – actuellement en liberté sous caution – a immédiatement activé une nouvelle cartouche judiciaire pour concevoir un plan de vol particulièrement dense entre août et décembre 2026.
Dans le viseur de Sanjiv Ramdanee : cinq déplacements internationaux majeurs, parmi lesquels une mission économique cruciale prévue du 27 août au 21 septembre, englobant l’Italie, Dubaï et le Maroc. Cette escale marocaine programmée souligne l’attractivité persistante du Royaume pour les opérateurs de l’océan Indien, même si les contours précis de ses intérêts professionnels restent confidentiels.
Le spectre des « Toxic Loans » et le risque de fuite
Mais pour le puissant patron mauricien, la route vers Casablanca ou Marrakech est encore longue. Au cœur du blocage : la Financial Crimes Commission (FCC), le nouvel organe de lutte contre la criminalité financière de l’île. La FCC s’oppose frontalement à toute levée temporaire de son interdiction de quitter le territoire.
Le motif de la discorde : La FCC invoque un « risque de fuite » caractérisé et craint des manipulations de preuves à l’étranger.
Rappelons que Sanjiv Ramdanee est au centre d’un dossier financier hautement sensible baptisé l’affaire des « Toxic loans ». Ce scandale de prêts toxiques et de transactions suspectes, qui mêle irrégularités bancaires et ramifications institutionnelles au plus haut sommet de l’État mauricien, lui vaut une inculpation provisoire.
Défendu par Me Shadmeenee Mootien, l’homme d’affaires tente de rassurer en fournissant un affidavit ultra-détaillé de son parcours à la FCC. La bataille juridique connaîtra son prochain point d’orgue le 22 juin prochain, date fixée par le tribunal pour arbitrer les débats. C’est à cette date que l’on saura si le boss de Dhyanavartam Ltd sera autorisé, ou non, à poser ses valises au Maroc d’ici la fin de l’année. À ce stade, l’enquête se poursuit et l’intéressé bénéficie toujours de la présomption d’innocence.
Source: Presse locale


