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Enseignement supérieur : vers la fin progressive des facultés pluridisciplinaires

Université : le gouvernement lance une vaste refonte de la carte des établissements d’enseignement supérieur

Le Conseil de gouvernement a adopté le projet de décret n°2.26.486 modifiant et complétant le décret relatif aux établissements universitaires et aux cités universitaires, dans le cadre d’une réforme visant à adapter l’enseignement supérieur aux nouvelles exigences académiques et aux besoins croissants des étudiants.

Présenté par le ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche scientifique et de l’Innovation, ce texte s’inscrit dans une stratégie de modernisation de la carte universitaire nationale, destinée à renforcer la capacité d’accueil des établissements et à améliorer la qualité de l’offre de formation.

La réforme prévoit notamment la transformation de plusieurs facultés pluridisciplinaires en établissements universitaires autonomes et spécialisés. Ces nouvelles structures seront dédiées à des domaines spécifiques tels que le droit, les sciences politiques, l’économie et la gestion, les sciences appliquées, ainsi que les langues, les lettres et les sciences humaines et sociales.

Le projet prévoit également la restructuration des Facultés des sciences juridiques, économiques et sociales (FSJES), à travers leur scission en entités plus spécialisées. L’objectif est de renforcer leur efficacité administrative, d’améliorer leur gouvernance et de mieux répondre aux exigences de la formation universitaire et du marché du travail.

Au-delà de l’enjeu académique, cette réforme revêt une dimension territoriale importante. Elle vise à réduire les disparités régionales en rapprochant l’offre universitaire des citoyens et en favorisant une meilleure répartition géographique des établissements d’enseignement supérieur.

Cette réorganisation devrait également permettre aux universités marocaines de gagner en lisibilité, en spécialisation et en attractivité, dans un contexte marqué par l’augmentation continue des effectifs étudiants et la nécessité d’adapter les formations aux mutations économiques et technologiques.

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