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FAO: Le prix des viandes bat un nouveau record mondial

L’indice FAO des prix des produits alimentaires poursuit sa tendance à la hausse sur fond d’augmentation des prix des huiles végétales, de la viande et des céréales 

L’indice FAO des prix des produits alimentaires s’établit à 130,7 points en avril 2026, soit :

  • +1,6% par rapport à mars 2026
  • +2,0% sur un an
  • -18,4% par rapport au pic de mars 2022

Il s’agit de la troisième hausse mensuelle consécutive, bien que moins marquée que le mois précédent.

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Facteurs d’évolution :

  • 🔺 Hausse : huiles végétales, viande, céréales
  • 🔻 Baisse : sucre, produits laitiers

Céréales : hausse modérée sous pression climatique

Indice : 111,3 points (+0,8%)

Facteurs de hausse :

  • Blé : +0,8% (sécheresse aux États-Unis, météo incertaine en Australie)
  • Maïs : +0,7% (offre saisonnière tendue + météo défavorable au Brésil et USA)
  • Riz : +1,9% (hausse des coûts de production liée à l’énergie)
  • Demande forte en éthanol et coûts élevés des engrais

Baisse :

Sorgho : -4,0% (faible demande chinoise + amélioration de l’offre)

Huiles végétales : forte accélération des prix

Indice : 193,9 points (+5,9%) → plus haut depuis juillet 2022

Facteurs de hausse :

  • Huile de palme : +5 mois consécutifs de hausse
  • Huile de soja & colza : forte demande biocarburants (USA, UE)
  • Huile de tournesol : offre limitée en mer Noire

Moteurs structurels :

  • Développement des biocarburants
  • Hausse des prix du pétrole brut
  • Risques climatiques en Asie du Sud-Est

Viande : niveau record historique

Indice : 129,4 points (+1,2%) → record

Tendances par type :

  • Bœuf : record mondial (forte demande chinoise + offre limitée au Brésil)
  • Porc : hausse UE (demande saisonnière)
  • Volaille : hausse soutenue par la demande africaine
  • Ovin : stabilité globale

Facteurs clés :

  • Reconstitution des troupeaux (Brésil)
  • Forte demande internationale (Chine en tête)
  • Contraintes logistiques mondiales

L’indice FAO des prix de la viande s’est établi en moyenne à 129,4 points en avril, soit 1,6 point (1,2 pour cent) de plus qu’en mars et 7,8 points (6,4 pour cent) de plus que sa valeur enregistrée un an auparavant, et atteint ainsi un nouveau niveau record. Cette augmentation s’explique par une hausse des prix de tous les types de viande, à l’exception de ceux de la viande ovine, qui sont restés globalement stables. Les prix de la viande bovine ont atteint un nouveau plus haut, du fait de la hausse des cours à l’exportation au Brésil, dans un contexte d’offre limitée de bovins prêts à l’abattage, car les troupeaux sont en cours de reconstitution. Ils ont également bénéficié d’une forte demande internationale, en particulier de la part de la Chine, où les quotas d’importation établis dans le cadre d’un nouveau mécanisme tarifaire triennal de protection ont été rapidement atteint. Les prix de la viande porcine ont eux aussi augmenté, sous l’effet d’un affermissement des cours dans l’Union européenne, sur fond de croissance de la demande saisonnière, mais cette augmentation a toutefois été partiellement compensée par une baisse des prix au Brésil due à l’abondance de l’offre. Les prix de la viande de volaille se sont appréciés à la suite d’une hausse des cours au Brésil, car un vif intérêt des acheteurs dans plusieurs marchés d’Afrique a plus que compensé une diminution des ventes au Proche-Orient, où des contraintes en matière de logistique et de transport ont obligé à acheminer les expéditions via la mer Rouge. Les prix de la viande ovine sont restés globalement inchangés, car une hausse des cours en Australie due à la faiblesse des disponibilités exportables a été compensée par une baisse en Nouvelle-Zélande, laquelle s’explique par une diminution de la demande en provenance de Chine, la principale destination de ses exportations.

Produits laitiers : tendance baissière

Indice : 119,6 points (-1,1%)

Pression à la baisse :

  • Beurre : recul après hausse précédente
  • Fromage : baisse due à surproduction en UE et Océanie

Contrepoids :

  • Lait écrémé en poudre : forte demande (Afrique du Nord, Asie, Proche-Orient)

Marché globalement sous pression structurelle malgré des segments dynamiques.

Sucre : baisse marquée

Indice : 88,5 points (-4,7%)

Causes principales :

  • Attente d’une offre mondiale abondante
  • Bonne production en Asie (Chine, Thaïlande)
  • Conditions favorables au Brésil

Tendance nette à la surabondance de l’offre mondiale

Lecture globale du marché

Tendance générale :

Le marché alimentaire mondial est en reprise progressive mais contrastée.

Facteurs haussiers structurants :

  • Énergie (pétrole)
  • Biocarburants
  • Contraintes climatiques
  • Logistique mondiale

Lecture stratégique :

  • Inflation alimentaire modérée mais persistante
  • Divergence forte entre produits (huiles/viande vs sucre/lait)
  • Marché encore inférieur aux pics de 2022 mais en tension progressive

Conclusion

L’indice FAO confirme une reprise graduelle des prix alimentaires mondiaux, portée par des dynamiques énergétiques et agricoles structurelles, avec une forte polarisation entre produits en hausse (huiles, viande, céréales) et produits en repli (sucre, lait).

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