
Ryanair a publié, ce 2 novembre 2026, ses résultats semestriels (avril-septembre 2026) : un bénéfice net de 2,15 milliards d’euros, en recul de 15 % sur un an, plombé par la flambée du carburant et la baisse des tarifs moyens.
Des résultats solides, une rentabilité sous pression
Ryanair a transporté un nombre record de 125,8 millions de passagers sur le semestre, en hausse de 6 %, pour un chiffre d’affaires de 10,08 milliards d’euros (+3 %). Le taux de remplissage reste stable à 95 %. Mais les coûts opérationnels ont bondi de 10 %, à 7,69 milliards d’euros, et le bénéfice net a reculé de 15 %, à 2,15 milliards d’euros.
La principale explication tient en un mot : le carburant. La partie non couverte (unhedged) du kérosène de Ryanair a vu son prix presque doubler sur la période. Pour l’exercice suivant (FY28), la compagnie anticipe un surcoût pouvant atteindre 2 milliards d’euros, ce qui pourrait pousser les tarifs à la hausse et fragiliser les compagnies les plus faibles.
Le tarif moyen a reculé de 4 %, à environ 56 euros, dans un contexte géopolitique (Moyen-Orient) qui pousse les consommateurs à réserver plus tard.

