Le Parlement marocain considère la fin du mandat de la MINURSO comme une avancée vers le règlement du conflit
Le Parlement marocain a estimé, lundi, que la non-reconduction du mandat de la mission des Nations unies au Sahara occidental ouvre une nouvelle étape vers le règlement définitif d’un conflit qui dure depuis plus de cinq décennies.
Les deux chambres du Parlement marocain ont tenu une séance conjointe au cours de laquelle les représentants de la majorité et de l’opposition ont exprimé leur soutien à la gestion du dossier par le roi Mohammed VI, ainsi qu’à la défense des intérêts nationaux et au développement des provinces du Sud.
Le président de la Chambre des représentants, Ahmed Touizi, a affirmé que la fin du mandat de la Mission des Nations unies pour l’organisation d’un référendum au Sahara occidental (MINURSO), créée en 1991, ouvre une nouvelle étape pour « consolider la souveraineté nationale, dans le plein respect de la légalité internationale ».
Il a également souligné que la question du Sahara constitue, pour le Maroc, « une cause existentielle », ajoutant que l’intégrité territoriale du Royaume n’est pas négociable et ne saurait dépendre des changements de circonstances ou des positions politiques.
De son côté, le président de la Chambre des conseillers, Mohamed Ould Errachid,, a qualifié ce moment de « décisif ». Selon lui, les développements récents traduisent une évolution de l’approche internationale, qui passerait de la simple gestion du conflit à une transformation des paramètres ayant conditionné son évolution.
Il a réaffirmé l’attachement du Maroc à la paix et au cessez-le-feu, tout en défendant sa souveraineté, son intégrité territoriale et la sécurité de ses citoyens.
Le président de la Chambre des conseillers a également appelé les réfugiés sahraouis installés dans les camps de Tindouf, en Algérie, à regagner le Maroc, estimant que « le retour à la patrie ne constitue une défaite pour personne, mais un retour chez soi ».
Samedi, le roi Mohammed VI avait déjà qualifié la fin du mandat de la MINURSO d’« avancée importante » et d’étape significative vers le règlement définitif de la question du Sahara occidental.
Dans un communiqué publié par le Cabinet royal, le Souverain avait estimé que cette mission avait longtemps servi d’instrument d’internationalisation du différend régional relatif à la récupération par le Maroc de ses provinces sahariennes.
L’ONU a annoncé dimanche le lancement du processus de démantèlement de la MINURSO, dont le mandat a expiré vendredi. Le Conseil de sécurité n’est pas parvenu à s’accorder sur son renouvellement, en raison de positions opposées des États-Unis et de la Russie, qui ont empêché la prolongation de cette opération déployée dans le territoire depuis 1991.
Le secrétaire général des Nations unies, António Guterres, a toutefois souligné que le départ de la MINURSO ne remettait pas en cause les droits inaliénables du peuple sahraoui, appelant au respect des droits de la population
Le conflit du Sahara occidental remonte à 1975, à la suite de la fin de la présence coloniale espagnole. Le Maroc administre environ 80 % du territoire et défend une solution fondée sur une autonomie sous sa souveraineté. agence


