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Tata veut renforcer sa production de véhicules militaires au Maroc

Le Maroc pourrait consolider sa position dans l’industrie de défense africaine grâce à l’expansion envisagée de Tata Advanced Systems Limited (TASL), filiale du groupe indien Tata spécialisée dans l’aéronautique, l’ingénierie militaire et les technologies de défense.

Selon Business Insider Africa, le groupe étudie la possibilité d’élargir ses activités industrielles au Maroc. Il y fabrique déjà des véhicules blindés de combat WhAP 8×8 dans son usine de Berrechid, près de Casablanca. L’ajout du véhicule blindé léger multirôle LAMV à la production locale est également évoqué, mais Tata n’a pas officiellement confirmé ce projet.

Une usine de 20 000 m² tournée vers l’export

Inaugurée en septembre 2025, l’usine Tata Advanced Systems Maroc couvre une superficie de 20 000 m². Elle constitue la première implantation de production de défense du groupe indien en Afrique du Nord. Le site doit permettre de répondre aux besoins des Forces armées royales (FAR), tout en ouvrant des débouchés auprès de clients étrangers, notamment sur les marchés africains.

L’un des objectifs majeurs du projet consiste à accroître l’intégration industrielle locale. La part des composants d’origine marocaine, initialement fixée à 35 %, doit progressivement atteindre 50 %, à mesure que les fournisseurs nationaux développent leurs capacités. L’usine devait également générer 90 emplois directs et 250 emplois indirects.

Un enjeu industriel au-delà des commandes militaires

Pour le Maroc, l’intérêt de ce partenariat dépasse la fabrication de véhicules blindés. Il s’agit de développer des compétences techniques, de favoriser le transfert de savoir-faire et de structurer un réseau national de fournisseurs spécialisés. À terme, le pays ambitionne de devenir une plateforme régionale de production et d’exportation d’équipements de défense.

L’éventuelle fabrication du LAMV 4×4 élargirait la gamme de véhicules produits localement. Toutefois, le calendrier, le volume de production et la concrétisation de cette extension restent incertains.

Enjeu pour l’économie marocaine : la montée en puissance de cette activité dépendra notamment de la capacité à augmenter la valeur ajoutée produite localement, à intégrer davantage d’entreprises marocaines dans la chaîne d’approvisionnement et à transformer le site de Berrechid en véritable base industrielle exportatrice, plutôt qu’en simple unité d’assemblage.

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