
Les cours du pétrole ont repris leur baisse vendredi, le Brent reculant de plus de 2 % à 73,72 dollars le baril, en dépit d’une nouvelle attaque visant un navire marchand au large des côtes d’Oman, à proximité du détroit stratégique d’Ormuz.
Ce repli intervient au lendemain d’un rebond de 2,06 %, qui avait porté le Brent à 75,26 dollars le baril sous l’effet des craintes d’une perturbation de l’approvisionnement mondial.
Les marchés relativisent le risque géopolitique
Malgré les nouvelles tensions dans le Golfe, les investisseurs semblent considérer, à ce stade, que le risque d’une interruption durable des flux pétroliers via le détroit d’Ormuz reste limité.
Le marché efface ainsi une partie de la prime de risque géopolitique accumulée ces derniers jours, ramenant le Brent à son plus bas niveau depuis le début des affrontements impliquant les États-Unis, Israël et l’Iran.
Un navire marchand attaqué au large d’Oman
Selon le Wall Street Journal, le cargo battant pavillon singapourien attaqué au sud du détroit d’Ormuz aurait été visé par l’Iran.
À la suite de cet incident, l’Organisation maritime internationale (OMI) a annoncé la suspension temporaire de son plan d’évacuation de 11.000 marins, le temps de réévaluer les conditions de sécurité dans cette voie maritime stratégique, par laquelle transite près d’un cinquième du commerce mondial de pétrole.
Le WTI passe sous les 70 dollars
Aux États-Unis, le pétrole WTI suit la même tendance. Les contrats à terme pour livraison en août ont reculé de 3,17 %, ramenant le prix du baril à 69,64 dollars.
Les opérateurs restent attentifs à l’évolution de la situation dans le détroit d’Ormuz, tout en estimant que les risques immédiats de rupture des approvisionnements demeurent contenus.
Une volatilité appelée à persister
L’évolution des prix du pétrole continuera de dépendre de la situation géopolitique au Moyen-Orient. Toute escalade susceptible de perturber le trafic maritime dans le détroit d’Ormuz pourrait rapidement raviver la prime de risque sur les marchés énergétiques. À l’inverse, l’absence de perturbation majeure des exportations de brut continue de favoriser une détente des cours. agences



