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Le Premier ministre britannique Keir Starmer annonce sa démission

Le Premier ministre britannique Keir Starmer a annoncé sa démission lundi matin, moins de deux ans après son arrivée au pouvoir. La pression était devenue immense depuis l’élection au Parlement de son rival travailliste Andy Burnham. Ce dernier pourrait devenir le septième Premier ministre en dix ans, une instabilité inédite dans le pays.

L’impopulaire chef du gouvernement, notamment tenu responsable de la déroute historique du parti travailliste (Labour) aux élections locales du 7 mai, résistait depuis des mois à des appels à démissionner. Mais sa position était devenue tout bonnement intenable après l’élection jeudi au Parlement de son rival au sein du Labour, Andy Burnham.

Le populaire maire du Grand Manchester a facilement remporté vendredi une élection législative partielle, une première étape nécessaire pour évincer son chef de file.

Succession durant l’été

Keir Starmer a donc cédé lundi en annonçant sa démission de la présidence du parti travailliste, et donc de facto du poste de Premier ministre. « J’ai parlé à Sa Majesté le roi ce matin pour l’informer de ma décision. Je demanderai au Comité exécutif national du Parti travailliste d’établir un calendrier prévoyant l’ouverture des candidatures le 9 juillet, et leur clôture avant la fin de la pause estivale » le 1er septembre, a annoncé le dirigeant de 63 ans.

Il a précisé qu’il resterait en poste jusqu’à la désignation de son successeur à la tête du Labour. « Toutes les décisions que j’ai prises ont eu pour objectif de faire passer en premier le pays que j’aime », a-t-il déclaré, la voix étranglée par l’émotion, lors d’un bref discours devant la porte du 10, Downing Street.

« En cas d’élection interne, cela garantira qu’un nouveau chef soit en place avant la reprise des travaux du Parlement en septembre (…) Je ferai tout ce qui est en mon pouvoir pour assurer une passation de pouvoir dans les règles », a-t-il encore ajouté.

Pression de l’extrême droite

Pour Keir Starmer, cet aveu d’échec survient moins de deux ans après la large victoire de son parti lors des élections de juillet 2024, qui avait mis fin à 14 années de gouvernements conservateurs et suscité d’énormes attentes. Lundi, il a cherché à défendre son bilan sur l’économie – malgré une croissance en berne et une forte hausse du coût de la vie –, ainsi que sur l’accès à la santé ou le soutien à l’Ukraine. Mais il a ajouté avoir « entendu le message » de son parti.

Plus d’une centaine de députés travaillistes réclamaient son départ, soit environ un quart des élus du parti, selon l’agence Press Association, et plusieurs membres de son gouvernement ont démissionné début mai, après une cuisante défaite du Labour à des élections locales, au profit du parti d’extrême droite Reform UK.

Lundi, le chef de ce parti anti-immigration Nigel Farage, en tête des sondages nationaux depuis des mois, a appelé dans la foulée à de nouvelles élections législatives.

Le Labour gar de une large majorité au Parlement et des législatives ne sont pas prévues avant 2029.

Rts- AFP

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