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Autorisation d’une ferme aquacole de 45 hectares à Imiouadar, près d’Agadir

Les autorités marocaines ont officialisé, à travers un arrêté conjoint publié au BO, l’autorisation accordée à une société privée pour la création et l’exploitation d’une ferme aquacole en mer dans la région d’Agadir-Ida Ou Tanane.

Un projet aquacole en pleine façade atlantique

La société MIFA EQUIPEMENT SA est autorisée à développer une ferme marine baptisée Mifa Equipement Souss Masa , située au large d’Imiouadar, dans la commune de Tamri.

Le site s’étend sur une superficie d’environ 45 hectares en milieu marin, avec des zones délimitées précisément par coordonnées géographiques et entourées d’une zone de protection destinée à sécuriser l’exploitation et la navigation maritime.

Une production tournée vers les espèces à forte valeur

Le projet vise l’élevage de plusieurs espèces marines, notamment :

  • les moules (Mytilus galloprovincialis et Perna perna),
  • l’huître creuse (Crassostrea gigas),
  • la coquille Saint-Jacques (Pecten maximus et Chlamys varia),
  • ainsi que l’ormeau (Haliotis tuberculata).

Ce choix reflète une orientation vers des espèces à forte valeur commerciale, souvent destinées aux marchés nationaux et à l’export.

Un cadre contractuel de dix ans renouvelables

L’exploitation est encadrée par une convention signée entre l’entreprise et les autorités publiques compétentes, pour une durée de dix ans renouvelables.

Ce modèle repose sur un système de concession maritime, dans lequel l’État conserve la propriété du domaine public maritime tout en autorisant son exploitation privée sous conditions strictes.

Suivi, environnement et obligations techniques

Le texte impose à l’opérateur plusieurs obligations, notamment :

  • la tenue d’un registre détaillé des opérations d’élevage et de circulation des espèces,
  • le suivi scientifique et environnemental des activités,
  • le respect des prescriptions issues de l’étude d’impact environnemental,
  • ainsi que la gestion des déchets conformément à la réglementation en vigueur.

Des dispositifs techniques spécifiques sont également prévus, incluant l’utilisation de cordages semi-submergés et de systèmes adaptés à l’élevage des différentes espèces.

Une redevance annuelle au profit de l’État

En contrepartie de l’exploitation, la société est soumise à une redevance composée de deux éléments :

  • un montant fixe de 22 500 dirhams par an,
  • et une part variable équivalente à 0,1 % du chiffre d’affaires généré par la vente des produits aquacoles.

Ce mécanisme combine une contribution minimale garantie et une participation liée aux performances économiques du projet.

Une gouvernance multi-institutionnelle

Le projet est encadré conjointement par plusieurs institutions publiques, dont le ministère de l’Économie et des Finances, ainsi que les autorités en charge de la pêche maritime et de la recherche halieutique.

Cette supervision vise à assurer à la fois la viabilité économique du projet et le respect des normes environnementales et scientifiques.

Un levier pour le développement de l’aquaculture marocaine

Ce type de projet s’inscrit dans la stratégie nationale de développement de l’aquaculture, visant à diversifier les activités du secteur halieutique et à valoriser les ressources marines du littoral atlantique.

Au-delà de son aspect productif, il participe à l’émergence d’une filière structurée, capable de renforcer la compétitivité du Maroc sur les marchés des produits de la mer.

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