Le producteur de composants électroniques Cicor a annoncé mardi une vaste réorganisation de ses activités, avec à la clé la cession de son site de production en Tunisie et la suppression de quelque 220 postes au niveau du groupe. Alors que l’entreprise table sur des coûts d’environ 5 millions de francs suisses, elle a confirmé ses objectifs financiers pour 2026.
« Cicor prend des mesures ciblées pour accélérer l’amélioration de ses marges et renforcer ses performances opérationnelles », a expliqué la société st-galloise dans un communiqué.
Les activités de Cicor en Afrique du Nord seront regroupées à Berrechid et Temara au Maroc.
Concrètement, la firme va vendre pour 1,3 million d’euros son site de production en Tunisie, comptant 90 employés. L’opération doit être validée en juin et aura un impact de 300’000 francs suisses au niveau du bénéfice net.
En 2023, Cicor avait acquis le site tunisien auprès de son homologue Phoenix Mecano. Situé à Borj Cédria, Phoenix Mecano Digital Tunisie fabrique des modules électroniques pour des clients du secteur médical et industriel.
Le groupe va également transférer ses activités genevoises reprises à Mercury Systems à Newport au Royaume-Uni et à son siège de Bronschhofen. Les activités de fabrication d’outillages seront déplacées de Singapour à Batam en Indonésie.
Marge améliorée
D’autres mesures sont à l’ordre du jour: les capacités du site suisse de Wangs doivent être renforcées et des redondances dans la direction en Suisse, en Allemagne et en France ont été ajustées. Au total, ces décisions vont conduire à la suppression d’environ 220 postes, soit 5% des effectifs du groupe.
En Suisse, seuls une dizaine de postes sont concernés par ces mesures, a indiqué une porte-parole de la société à l’agence AWP.
Cette restructuration va engendrer des coûts d’environ 5 millions de francs suisses, dont la majorité ont été comptabilisés au premier semestre 2026, mais améliorer le résultat brut d’exploitation (Ebitda) de 10 millions par an. Au premier semestre, la marge Ebitda ajustée doit s’établir entre 5-9%, avant d’accélérer au-delà de 10% en seconde partie d’année.
La direction a par ailleurs confirmé ses objectifs financiers pour 2026, disant tabler sur un chiffre d’affaires entre 700 millions et 750 millions de francs suisses, après 616,5 millions l’année dernière, et un Ebitda ajusté de 70 millions à 80 millions.
A la Bourse suisse, les investisseurs restaient prudents. Après avoir gratifié le titre d’un bond de plus de 2% à l’ouverture, l’action faisait vers 10h15 du surplace à 135 francs suisses. L’indice général SPI progressait quant à lui de 0,26%.
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