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Leçon marketing Starbucks : le timing est aussi important que le message

Suite au tollé provoqué par un évènement promotionnel de la chaîne américaine de cafés Starbucks Korea jugé irrespectueux des victimes du soulèvement de Gwangju, Chung Yong-jin, le patron du groupe Shinsegae, actionnaire majoritaire via sa société E-Mart, suivra un cours d’histoire pour améliorer sa conscience historique et mieux comprendre la sensibilité de la société.

Starbucks Korea avait annoncé une opération intitulée «Tank Day» le 18 mai dernier, jour des commémorations du soulèvement des citoyens de Gwangju de mai 1980 contre les oppressions militaires de la junte du général Chun Doo-hwan (1931-2021), qui avait mobilisé des soldats, des troupes de commandos, des hélicoptères et des chars.

L’évènement promotionnel proposait des réductions sur une série de gourdes appelée «Tank», provoquant la colère des proches des victimes du 18-Mai et des citoyens sensibles aux oppressions militaires. Face à la colère, Chung a présenté ses excuses en promettant de suivre un cours d’histoire avec les cadres et ses employés. Selon l’entreprise, Chung ainsi que les PDG des filiales de Shinsegae participeront à cette formation avant leur réunion prévue le 24 juin.

Les dirigeants des sociétés affiliées à E-Mart et les employés du siège de Starbucks Korea assisteront à une session de formation ce mercredi 17 juin. Les «partenaires», terme utilisé par l’entreprise pour désigner les employés de ses cafés, recevront une formation le lundi 22 juin, ce qui entraînera la fermeture exceptionnelle de tous les Starbucks du pays à 15h.

L’offre promotionnelle de Starbucks le 18 mai était également accompagnée d’un slogan controversé pour souligner la résistance de ces gourdes : « »tac » sur le bureau !» Cette expression a suscité de nombreuses réactions outrées, car elle rappelle les explications données par la police en 1987 après la mort d’un étudiant, Park Jong-cheol, après avoir été torturé par une unité spéciale de la police à Namyeong dans le centre de Séoul. Le chef de la police avait en effet affirmé que Park était décédé juste après qu’un enquêteur avait frappé «sur un bureau» en faisant «tac».

(Yonhap) —

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