
Le Projet de Loi de Finances (PLF) 2027 se veut ambitieux. Le budget général atteint un total de 602 424 295 000 dirhams (602,42 milliards de DH), un niveau inédit qui traduit à la fois l’ampleur des engagements de l’État et la pression croissante sur les finances publiques. Derrière ce chiffre global, deux grandes masses structurent l’action publique : le fonctionnement (387,14 milliards de DH) et l’investissement (226,80 milliards de DH).
Fonctionnement : 387,14 milliards de DH, dont près de 200 milliards pour les salaires
Les crédits ouverts au titre des dépenses de fonctionnement s’élèvent à 387 140 472 000 dirhams (387,14 milliards de DH). Ce montant, réparti par chapitre conformément au tableau « B » annexé à la loi de finances, se décompose en deux grandes catégories :
- Dépenses de Personnel : 195 674 528 000 DH (195,67 milliards de DH). C’est le poste le plus lourd du budget, représentant à lui seul plus de la moitié (50,5 %) des dépenses de fonctionnement et 32,5 % du budget général. Un poids qui reflète les 34 454 postes budgétaires créés pour 2027, mais aussi la progression mécanique de la masse salariale de l’État.
- Dépenses de Matériel et Dépenses Diverses : 110 177 142 000 DH (110,18 milliards de DH). Ce poste couvre le fonctionnement courant de l’administration (loyers, énergie, fournitures, prestations de service, etc.).
À elles deux, ces catégories représentent 305,85 milliards de DH, soit 79 % des dépenses de fonctionnement. Le reste (81,29 milliards de DH) correspond à d’autres charges, notamment les subventions et transferts, les intérêts de la dette et les dépenses d’intervention.
Investissement : 226,80 milliards de DH, dont 138 milliards en crédits de paiement
Le PLF 2027 prévoit 226 796 741 000 dirhams (226,80 milliards de DH) au titre des dépenses d’investissement du budget général. Cette distinction est essentielle : elle signifie que l’État s’engage sur 226,80 milliards de DH de projets, mais ne décaissera réellement que 138,03 milliards de DH en 2027. Le reste sera payé ultérieurement, ce qui pèsera sur les budgets futurs.



