
Cette année, un nombre record de condamnés sans titre de séjour ont été renvoyés dans leur pays d’origine, indique lundi De Standaard, sur base de chiffres de la ministre de l’Asile et de la Migration, Anneleen Van Bossuyt (N-VA).
Pas moins de 1.239 condamnés ont été expulsés. L’année 2017 détenait jusqu’alors le record : au cours des huit premiers mois de cette année-là, 1.112 personnes avaient été renvoyées après un séjour en prison. L’année dernière, ce chiffre s’élevait à 991 personnes, et en 2024, il était de 828.
Il s’agit de personnes sans titre de séjour valide qui ont purgé la totalité ou la quasi-totalité de leur peine dans des prisons belges. La plupart ont été renvoyées au Maroc (233), en Albanie (195) et en Algérie (138).
La ministre Van Bossuyt y voit une « conséquence directe d’une priorité politique claire, d’une bonne collaboration avec le ministère de la Justice et d’investissements accrus en matière de capacités et de personnel ». En avril dernier, le ministre des Affaires étrangères Maxime Prévot (Engagés) et Mme Van Bossuyt avaient signé un « accord de réadmission » avec l’Algérie. Le Maroc, lui aussi, autorise le retour de ses ressortissants, à la suite d’accords conclus avec le gouvernement belge et régulièrement renouvelés.
Interrogé également par le quotidien, le bourgmestre faisant fonction de Schaerbeek, Martin de Brabant (MR), estime quant à lui que le gouvernement fédéral n’en fait pas assez pour renvoyer les personnes sans-papiers interpellées dans sa commune. Selon lui, 8% des personnes sans titre de séjour appréhendées par la police dans sa commune sont renvoyées dans leur pays d’origine. Agences



