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Nouveaux Tarifs Douaniers de Trump: Le Maroc dans la catégorie la plus lourde (12,5 %)

Washington frappe 60 pays de surtaxes au nom de la lutte contre le travail forcé. Le Royaume se retrouve logé à la pire enseigne : le tarif maximal de 12,5 %.

C’est une douche froide pour les exportateurs marocains. Entrée en vigueur ce vendredi à minuit, la toute dernière offensive commerciale de l’administration Trump vient frapper de plein fouet les échanges commerciaux entre le Royaume et les États-Unis.

Invoquant la Section 301 de la Loi sur le commerce de 1974, la Maison-Blanche a imposé des droits de douane allant de 10 % à 12,5 % sur 60 économies mondiales, sous prétexte d’incapacité à interdire efficacement le travail forcé.

Le Maroc dans la catégorie la plus lourde (12,5 %)

Dans ce nouveau barème qui couvre désormais 99,4 % des importations américaines, Washington a tranché brutalement :

  • Tarif de 10 % : Réservé aux pays ayant pris des mesures jugées « partiellement effectives » (Union Européenne, Canada, Royaume-Uni, etc.).
  • Tarif maximal de 12,5 % : Appliqué aux pays accusés de ne pas interdire ou faire respecter l’interdiction du travail forcé de manière adéquate. C’est dans ce groupe que figure le Maroc, aux côtés d’autres nations comme la Chine, le Brésil, la Corée du Sud ou l’Algérie.

Cette décision surprend et passe mal auprès des observateurs économiques, le Royaume disposant pourtant d’un Accord de libre-échange (ALE) historique avec les États-Unis et d’un cadre juridique strict concernant le droit du travail.

Un coup dur pour les exportateurs nationaux

Cette taxe supplémentaire de 12,5 % risque de peser lourdement sur la compétitivité des produits « Made in Morocco » sur le marché américain. Les secteurs en première ligne comprennent notamment :

  • L’agrobusiness et la pêche (agrumes, huile d’olive, produits de la mer).
  • L’industrie textile et le prêt-à-porter.
  • Les phosphates et dérivés, piliers de l’économie nationale.

Alors que les gouvernements concernés réagissent déjà à l’échelle internationale, les opérateurs économiques marocains attendent une réaction officielle et des clarifications de la part des autorités pour mesurer l’impact réel de cette mesure protectionniste et envisager des voies de recours diplomatiques ou juridiques.

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