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Gaza : Rabat va signer sa contribution à la Force internationale, selon l’émissaire du Conseil de paix

Le Maroc devrait prochainement franchir une nouvelle étape dans son implication en faveur de la stabilisation de la bande de Gaza. Selon Nickolay Mladenov, envoyé spécial du Conseil de paix pour Gaza, Rabat doit signer sa contribution à la Force internationale de stabilisation (FIS), une initiative soutenue par les États-Unis dans le cadre du processus de paix.

S’exprimant lundi lors d’une réunion des bailleurs de fonds organisée à Bruxelles, M. Mladenov a indiqué qu’il se rendrait au Maroc mardi afin de « signer la contribution du Maroc à la Force internationale de stabilisation », exprimant l’espoir de voir les premiers contingents déployés prochainement sur le terrain.

Cette annonce intervient alors que les négociations sur la mise en œuvre de la deuxième phase du cessez-le-feu à Gaza peinent à progresser. Les discussions, menées sous la médiation de l’Égypte, du Qatar et de la Turquie, achoppent toujours sur plusieurs dossiers sensibles, notamment le désarmement du Hamas, le retrait progressif des forces israéliennes et les modalités de gouvernance de l’enclave palestinienne.

La Force internationale de stabilisation constitue l’un des piliers du plan de paix soutenu par Washington. Sa mission serait d’accompagner la transition sécuritaire, de favoriser le retour de l’administration civile et de créer les conditions nécessaires au lancement du vaste programme de reconstruction de Gaza.

Selon les informations communiquées par l’émissaire, cinq pays ont d’ores et déjà accepté de contribuer à cette force : le Maroc, l’Indonésie, le Kazakhstan, le Kosovo et l’Albanie. Toutefois, aucun contingent n’a encore été déployé, les négociations politiques entre les différentes parties restant dans l’impasse.

Mladenov a déclaré que le cessez-le-feu d’octobre était respecté, mais « imparfaitement », des violations se poursuivant. Il a ajouté que le Hamas n’avait toujours pas accepté ce qu’il a qualifié de « feuille de route » pour les négociations.

Basem Naim, un responsable du Hamas, a accusé Mladenov de soutenir la position d’Israël dans les négociations et de ne pas tenir Israël responsable de ses violations du cessez-le-feu et du non-respect des termes de la première phase du plan Trump.

Ce plan prévoyait le retrait des troupes israéliennes jusqu’à une ligne jaune délimitée. Or, Israël a progressivement avancé ses troupes et occupe désormais de facto plus de 60 % de la bande de Gaza.

Le Hamas a répété à maintes reprises qu’il ne pouvait pas passer à la deuxième phase du plan de paix tant que les termes de la première phase ne seraient pas remplis.

Israël tue quatre personnes à Gaza, dont un enfant, selon les services médicaux

Une frappe aérienne israélienne a tué un homme, sa femme et leur fille de six ans dans la bande de Gaza mercredi, ont indiqué des responsables sanitaires palestiniens, alors que les négociations visant à faire progresser l’accord de cessez-le-feu à Gaza, négocié par les États-Unis, sont au point mort.

La frappe sur un immeuble d’habitation à Deir Al-Balah, dans le centre de Gaza, a tué Omar Abu Qassem, sa femme, Asma, et leur fille, Habeeba, ont indiqué les services médicaux. Leur fils a survécu, mais a été blessé, ont précisé les mêmes sources.

L’armée israélienne a déclaré que la frappe visait un militant du Hamas.

Dans le quartier de Sheikh Radwan, à Gaza, une frappe aérienne israélienne a fait un mort, selon les services médicaux. L’armée israélienne n’a pas immédiatement commenté l’incident.

Ce décès porte à plus de 1 100 le nombre de Palestiniens, majoritairement des civils, tués par des attaques israéliennes depuis l’entrée en vigueur du cessez-le-feu d’octobre entre Israël et le Hamas, censé mettre fin au conflit, d’après les autorités sanitaires de l’enclave. Le Hamas ne communique généralement pas d’informations sur ses pertes.

La trêve a mis un terme aux principaux combats, mais n’a pas empêché les frappes israéliennes quasi quotidiennes. Quatre soldats israéliens ont été tués par des militants à Gaza durant cette même période.

La quasi-totalité des deux millions d’habitants de Gaza, dont la plupart ont été déplacés à plusieurs reprises, vivent aujourd’hui sur une étroite bande de terre le long de la côte, principalement dans des tentes de fortune ou des bâtiments endommagés, sous le contrôle du Hamas.

Selon les chiffres israéliens, les combattants du Hamas ont tué 1 200 personnes lors de leur attaque transfrontalière contre Israël le 7 octobre 2023. Le ministère de la Santé de Gaza a indiqué que l’offensive israélienne qui a suivi dans la bande de Gaza a fait plus de 73 000 morts palestiniens.


Reuters –

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