
Au cours des six premiers mois de cette année, le nombre d’entrées illégales dans l’Union européenne a diminué de 37 % par rapport à la même période de l’année précédente, pour s’établir à 49.000 cas, selon l’Agence européenne de garde-frontières et de garde-côtes, Frontex.
La baisse la plus marquée, soit 67 %, a été enregistrée sur la route ouest-africaine, en direction des îles Canaries. Au premier semestre, 3.714 franchissements illégaux y ont été détectés.
Malgré cette diminution globale, le rapport de Frontex souligne que la pression migratoire demeure concentrée sur deux principaux axes : la Méditerranée orientale et la Méditerranée centrale, qui représentent ensemble 60 % de l’ensemble des franchissements irréguliers recensés dans l’Union européenne.
En Méditerranée orientale, 16.643 interceptions de migrants ont été enregistrées, soit une baisse de 20 % sur un an. En Méditerranée centrale, 14.340 entrées irrégulières ont été recensées, en recul de 52 % par rapport au premier semestre de l’année précédente.
Les autres routes migratoires affichent également une tendance à la baisse. Les Balkans occidentaux ont enregistré 4.009 franchissements illégaux, soit une diminution de 24 %, tandis que la frontière terrestre orientale de l’UE avec la Biélorussie et l’Ukraine a comptabilisé 2.633 entrées irrégulières, en baisse de 39 %.
À l’inverse, la route de la Méditerranée occidentale, via le détroit de Gibraltar, a enregistré une hausse de 17 %. Entre janvier et juin, 7.860 migrants ont franchi illégalement cette frontière, selon Frontex.
Les principales nationalités des migrants varient selon les itinéraires. En Méditerranée orientale, les migrants sont principalement originaires d’Afghanistan, du Soudan et du Bangladesh. En Méditerranée occidentale, les principaux flux proviennent d’Algérie, du Mali et du Maroc. Agences



