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Régionalisation avancée : la Commission de suivi en ordre de bataille

Sous l’impulsion du Roi Mohammed VI, le chantier de la régionalisation avancée entre dans une nouvelle phase. Réunis à Rabat au siège du ministère de l’Intérieur, ministres, walis et présidents de régions ont dressé un état des lieux.

Lors de cette rencontre, il a été procédé à la présentation d’un exposé d’étape sur l’état d’avancement de la mise en œuvre de la feuille de route relative à la régionalisation avancée, en mettant en avant la dynamique de large concertation ayant accompagné l’élaboration de la nouvelle génération de programmes de développement territorial intégré, indique un communiqué du ministère.

86.000 citoyens consultés : une mobilisation inédite

Le gouvernement met en avant une approche participative massive :

  • Plus de 86.000 participants
  • Concertations dans toutes les préfectures et provinces
  • Implication de citoyens, élus, experts et administrations

Objectif : construire une nouvelle génération de programmes territoriaux intégrés.

Les priorités sont connues… depuis longtemps

Les nouveaux programmes ciblent des urgences déjà identifiées :

  • emploi
  • éducation
  • santé
  • eau
  • mise à niveau urbaine

Rien de vraiment nouveau sur le fond, mais une volonté affichée de meilleure coordination territoriale Enjeu réel : passer de la planification à l’impact mesurable.

Réforme législative en cours : le nerf de la guerre

Un projet d’amendement de la loi organique des régions est en discussion.

Trois axes structurants :

  • Clarification des compétences.
  • Nouveaux mécanismes de financement.
  • Renforcement des ressources des régions.

    En ligne avec les Assises nationales de la régionalisation 2024, mais sans clarification des rôles, la régionalisation reste un concept… pas un levier

    Le vrai problème

    Malgré les avancées, deux blocages majeurs persistent :

    Financement insuffisant

    • dépendance à l’État central
    • besoin de mécanismes innovants et durables

    Déconcentration inachevée

    • lenteur dans l’application de la Charte de déconcentration
    • pouvoirs encore très centralisés

    Responsabilité vs reddition des comptes : le test décisif

    La réforme veut instaurer :

    • plus de démocratie participative
    • une vraie corrélation entre responsabilité et accountability

    L’heure de vérité approche. Le Maroc ne manque ni de vision ni de diagnostics. Le véritable enjeu est désormais clair : transformer la régionalisation en pouvoir réel, pas seulement en architecture administrative. Sans transfert effectif de moyens et de compétences, le chantier risque de rester : ambitieux sur le papier, limité dans ses résultats. Avec MAP

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