International

Les restaurateurs de New Delhi touchés par une pénurie de gaz

En Inde, la pénurie de gaz liquéfié, conséquence du blocage du détroit d’Ormuz, empêche de cuisiner. « C’est devenu impossible de trouver du gaz. Mon fournisseur m’a dit qu’il n’avait rien pour l’instant, qu’il en aurait peut-être plus tard », témoigne dans La Matinale un restaurateur de la banlieue de New Delhi. « Cela dure depuis trois ou quatre jours. Si je ne trouve pas une solution, je serai obligé de fermer le restaurant. Je n’aurai pas d’autre option. »

Le gouvernement indien négocie avec l’Iran pour qu’il laisse passer les tankers et les méthaniers à destination de ses ports. Mais New Delhi s’est rangée derrière Israël et les États-Unis. Il n’a pas condamné les frappes sur l’Iran ni la mort d’Ali Khamenei. L’Inde est trop dépendante de ces deux pays pour ses technologies militaires et ses exportations. Ses entreprises fabriquent des composants pour des drones, des missiles et des bombes israéliennes. Et le gouvernement négocie avec l’administration Trump pour faire baisser les droits de douane.

L’industrie pétrochimique réduit la cadence au Japon et en Corée du Sud

Des entreprises pétrochimiques au Japon et en Corée du Sud se voient forcées de réduire leur production car le conflit au Moyen-Orient tarit l’offre de naphta, dérivé pétrolier crucial pour la fabrication de plastiques, de fibres synthétiques et de produits chimiques.

Or le Japon et la Corée du Sud, où l’industrie pétrochimique est un poids lourd économique, sont dépendants des pays du Golfe pour leur approvisionnement: 74% des importations japonaises de naphta en proviennent, selon la fédération nationale du secteur.

Alors que la circulation reste quasi-paralysée dans le détroit d’Ormuz, l’offre de naphta se tend: ses cours ont explosé de 60% en deux semaines. rtsinfo

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