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Quatre jours de travail, carburant rationné : l’Asie s’adapte à la crise d’Ormuz

La fermeture du détroit d’Ormuz frappe de plein fouet les pays asiatiques: la majeure partie du pétrole qui transitait par cette voie maritime leur était destinée. Avec un conflit qui s’enlise, de l’Inde au Japon, c’est désormais tout un continent qui redoute des pénuries.

Certains pays dépendent presque entièrement du pétrole du Moyen-Orient pour produire leur électricité. C’est notamment le cas des Philippines qui cherchent à réduire leur consommation en instaurant une semaine de travail de quatre jours. Au Sri Lanka, le rationnement est déjà en vigueur: les voitures privées sont limitées à 15 litres par semaine. Au Vietnam, les autorités ont averti les compagnies aériennes que le pays manquerait de kérosène dès le mois prochain.

Plusieurs pays tentent de négocier avec l’Iran pour obtenir le passage de leurs navires à travers le détroit d’Ormuz. Téhéran a déjà autorisé quatre pétroliers indiens à franchir la zone, tandis que New Delhi cherche encore à faire libérer 22 autres bateaux bloqués dans le golfe Persique. La Chine, de son côté, continuerait de recevoir certaines cargaisons de pétrole iranien et tente de préserver ses réserves en limitant l’exportation de produits raffinés vers ses voisins. Selon certains analystes, ses stocks pourraient lui permettre de tenir jusqu’à quatre mois.

Le pétrole repart à la hausse malgré les stocks libérés par l’AIE

Les cours du pétrole accéléraient leur rebond mardi et s’envolaient de 5%, au lendemain d’une chute, poussés à nouveau par des inquiétudes sur l’offre de brut du Moyen-Orient où des installations énergétiques subissent des attaques, tandis que les Bourses asiatiques restaient dominées par la prudence.

Vers 06H30 GMT, en début d’échanges asiatiques, le baril de West Texas Intermediate (WTI), référence pétrolière américaine, gagnait 5,14% à 98,31 dollars, après avoir chuté de 5,28% la veille.

Le baril de Brent de la mer du Nord, référence du marché mondial, rebondissait lui de 4,58% à 104,80 dollars. Il avait lâché lundi 2,84%.

Nouvelle attaque contre une zone pétrolière

En fin d’échanges asiatiques, le marché s’est emballé et les cours ont connu une nouvelle flambée, sur fond d’attaques iraniennes d’infrastructures énergétiques stratégiques au Moyen-Orient qui ravivent davantage les inquiétudes sur les perturbations de l’offre de brut.

La zone industrielle pétrolière de Fujaïrah, sur la côte est des Emirats arabes unis, est ainsi visée mardi par une nouvelle attaque de drones qui a provoqué un incendie, selon les autorités locales. rtsinfo

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