
Une nouvelle espèce de titanosaure, le Phosphatotitan khouribgaensis, a été mise au jour au Maroc, datant d’environ 70 millions d’années. Cette découverte apporte des informations cruciales sur l’évolution des dinosaures et les connexions continentales durant le Crétacé supérieur. Les caractéristiques du fossile suggèrent un lien avec les titanosaures d’Amérique du Sud, indiquant un écosystème plus interconnecté qu’on ne le pensait auparavant.
Les fossiles sont comme un regard jeté sur le passé, nous fournissant des informations sur une époque où l’humanité n’existait même pas. La découverte de fossiles agit comme une clé qui déverrouille des chapitres cachés du passé lointain de notre planète. Des paléontologues ont récemment trouvé les restes d’une nouvelle espèce de titanosaure au Maroc qui parcourait la Terre il y a environ 70 millions d’années, offrant une nouvelle perspective sur l’évolution des dinosaures et les liens entre les continents durant la période du Crétacé supérieur. Bien qu’il n’existe que peu d’archives fossiles disponibles dans cette région, ce nouveau spécimen offre un aperçu rare et clair d’un écosystème complexe qui était bien plus interconnecté qu’on ne le croyait jusqu’alors.
Un pont fossile de 70 millions d’années trouvé sur un ancien lit marin
Selon une étude publiée dans la revue Diversity, le Phosphatotitan khouribgaensis a été découvert dans le bassin sédimentaire riche en phosphates des Oulad Abdoun, dans la région de Khouribga au Maroc. Les paléontologues ont trouvé des vertèbres, ainsi que des fragments pelviens et sacraux, ce qui constitue une preuve suffisante pour le définir comme une nouvelle espèce distincte. Selon les chercheurs, ces fossiles ont été préservés dans des « grès phosphatés, des marnes et des calcaires » qui se sont déposés dans une « mer épicontinentale chaude et peu profonde ».
Ce cadre géologique suggère que la région agissait comme une interface critique ou un pont entre la terre et la mer, ce qui a probablement impacté l’évolution des espèces y vivant.
Un pont évolutif surprenant
La découverte est particulièrement importante car le Phosphatotitan partage des traits physiques avec le groupe des Lognkosauria, un type de titanosaure que l’on pensait auparavant inféodé uniquement à l’Amérique du Sud. Cette interface de connexion ou ce « pont » suggère que les populations de dinosaures en Afrique et en Amérique du Sud étaient plus étroitement liées que les scientifiques ne le supposaient autrefois.
Le Dr Nick Longrich, chercheur participant à l’étude, et ses collègues ont souligné que cette période, juste avant l’extinction massive, était une époque d’évolution majeure pour les dinosaures. Cette découverte de fossile aide à combler une lacune dans notre compréhension de la faune africaine. C’est cette espèce qui démontre que ces dinosaures massifs ont pu être capables de voyager sur de vastes distances ou de partager des ancêtres communs, même malgré des barrières océaniques majeures.
Une époque d’évolution à son apogée
Contrairement à ses parents massifs d’Amérique du Sud, le Phosphatotitan était relativement petit, pesant environ 3,5 à 4 tonnes.

Par Lifestyle



