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Zinc et plomb : un excédent mondial attendu en 2027

La production mondiale de zinc raffiné devrait dépasser la demande en 2027, tandis que l’excédent de plomb devrait presque doubler, selon les prévisions du Groupe d’étude international du plomb et du zinc (ILZSG), rapportées par Interfax le 19 octobre.

Le zinc basculerait vers un excédent

Après un déficit estimé à 88.000 tonnes en 2026, le marché mondial du zinc devrait enregistrer un excédent de 25.000 tonnes en 2027.

La demande mondiale progresserait de 1,2 %, à 14,19 millions de tonnes, portée principalement par l’Europe, l’Inde et les États-Unis. En revanche, la croissance de la consommation chinoise ralentirait nettement, passant de 1,8 % en 2026 à 0,3 % en 2027, sous l’effet notamment du recul des investissements immobiliers.

Dans le même temps, la production de zinc raffiné augmenterait de 2 %, pour atteindre 14,21 millions de tonnes. Cette progression suffirait à faire basculer le marché vers un excédent.

Le surplus de plomb atteindrait 163.000 tonnes

Le marché du plomb devrait également connaître une offre excédentaire plus importante. Selon l’ILZSG, le surplus mondial passerait d’environ 90.000 tonnes en 2026 à 163.000 tonnes en 2027.

La demande progresserait de 1 %, à 13,92 millions de tonnes, soutenue notamment par l’Europe, l’Inde et les États-Unis. La production de plomb raffiné augmenterait quant à elle de 1,5 %, à 14,08 millions de tonnes.

Le Maroc figure parmi les membres du groupe international

Créé en 1959 sous l’égide des Nations unies, l’ILZSG suit l’évolution de l’offre et de la demande de plomb et de zinc sur les marchés mondiaux. Le Maroc figure parmi ses membres, aux côtés notamment de la Chine, de l’Inde, des États-Unis, de la Russie et de plusieurs pays européens.

Les États membres et l’Union européenne représentent plus de 85 % de la production et de la consommation mondiales de ces deux métaux, selon le texte d’Interfax.

Pour les opérateurs miniers, industriels et métallurgiques, l’évolution annoncée des équilibres entre l’offre et la demande constituera un indicateur à surveiller. Un excédent physique ne signifie toutefois pas automatiquement une baisse des prix : les coûts de production, les stocks, les politiques commerciales et les anticipations des marchés continueront également de peser sur les cotations. agences

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