
L’Union européenne envisage-t-elle d’intégrer le Maroc dans son futur dispositif de contenu local pour l’industrie automobile ? La question se pose alors que Bruxelles et Pékin ont conclu un accord visant à limiter les importations de véhicules hybrides chinois, sans pour autant répondre aux inquiétudes des équipementiers européens face à l’afflux de pièces et de composants chinois.
Selon Reuters, les importations européennes de pièces et composants automobiles chinois ont bondi de 67 % entre 2021 et 2025. Pour Jean-Louis Pech, président de la Fédération des industries des équipements pour véhicules (Fiev), l’accord sur les véhicules hybrides constitue une avancée, mais ne règle pas le problème de fond : la concurrence croissante des fournisseurs chinois sur le marché des composants.
Au cœur des discussions européennes figure l’« Industrial Accelerator Act », qui pourrait conditionner l’accès à certaines aides publiques et le traitement douanier de véhicules électriques à des exigences de contenu local. Le niveau de cette exigence, sa définition et son périmètre géographique restent en discussion. Parmi les options évoquées figure l’intégration de pays partenaires de l’Union européenne, dont le Maroc, aux côtés de la Turquie et du Royaume-Uni.
Au-delà des véhicules assemblés, le débat porte ainsi sur la place des équipementiers et des fournisseurs dans la chaîne de valeur automobile. Pour le Maroc, l’enjeu sera de préserver son attractivité industrielle et de renforcer l’intégration locale de ses composants, dans un environnement où les règles commerciales européennes pourraient redéfinir les conditions d’accès au marché. Reuters



