
Lors du grand rassemblement de son réseau européen, la Ford Motor Company a dévoilé sa nouvelle stratégie industrielle à l’horizon 2029. Au-delà des nouveaux modèles, le constructeur américain a lancé un avertissement crucial à l’Union européenne, érigeant le Maroc en partenaire vital et non négociable de sa chaîne de valeur.
« Exclure le Maroc nuira à la compétitivité européenne »
C’est le message politique fort qu’a envoyé Ford à la Commission européenne lors de la présentation de son plan stratégique continental baptisé « Ready-Set-Ford », le 18 mai.
Face aux velléités de Bruxelles de durcir les règles d’origine du « Made in Europe » pour les véhicules de nouvelle génération, le constructeur à l’ovale bleu a tapé du poing sur la table.
Dans un plaidoyer, la direction de Ford a rappelé les décideurs politiques européens à la réalité du terrain :
« Les règles du « Made in Europe » doivent refléter la réalité des chaînes d’approvisionnement régionales intégrées et le rôle crucial que des partenaires régionaux tels que la Turquie, le Maroc et le Royaume-Uni jouent dans notre écosystème industriel. Exclure ou restreindre ces marchés nuira à la compétitivité européenne et augmentera in fine les coûts pour les consommateurs. »
Pour Ford, qui s’apprête à lancer cinq nouveaux véhicules multi-énergies et électriques d’ici 2029 (dont un tout nouveau SUV compact produit dans son usine voisine de Valence, en Espagne, dès 2028), le sourcing marocain est un avantage compétitif indispensable. Le constructeur avertit : si Bruxelles impose un protectionnisme aveugle, ce sont les automobilistes européens qui paieront la facture.
Les règles du « Made in EU » : L’Union européenne envisage de durcir ses critères pour l’attribution des subventions automobiles (exigeant par exemple que 70 % des composants d’un véhicule électrique soient produits au sein de l’UE). S&P Capital



