
Le gouvernement marocain alloue 20 milliards de dirhams supplémentaires à son budget 2026.
Le Conseil de gouvernement a examiné et adopté le projet de décret n° 2.26.395 portant ouverture d’autorisations de dépenses supplémentaires au profit du budget général. Ce texte a été présenté par le ministre délégué auprès de la ministre de l’Économie et des Finances, chargé du Budget.
Objectif du décret
Ce projet de décret vise à ouvrir des crédits supplémentaires au profit du budget général, conformément aux dispositions de l’article 60 de la loi organique relative à la loi de finances.
Cette mesure est jugée nécessaire afin de mobiliser des ressources additionnelles non prévues au titre de l’exercice budgétaire 2026.
Contexte et justification
Ces crédits supplémentaires sont destinés à financer un ensemble de mesures rendues nécessaires par la conjoncture internationale, notamment :
- la mobilisation de fonds pour faire face aux répercussions du conflit au Moyen-Orient ;
- la constitution de provisions pour atténuer les effets d’une éventuelle prolongation de cette situation ;
- le soutien du pouvoir d’achat des citoyens.
Mesures de soutien au pouvoir d’achat
Les nouvelles allocations permettront notamment de :
- maintenir la stabilité des prix du gaz butane ;
- soutenir les services de transport des personnes et des marchandises ;
- préserver les tarifs de l’électricité à leurs niveaux actuels, malgré la hausse significative des prix internationaux du gaz naturel, du fioul et du charbon.
Gestion des crises et investissements publics
Ces crédits supplémentaires serviront également à :
- mettre en œuvre les instructions royales visant à gérer les conséquences des inondations ayant touché certaines régions du nord du Royaume ;
- renforcer le capital de certains établissements et entreprises publics ;
- couvrir des dépenses exceptionnelles et imprévues liées aux évolutions de la conjoncture internationale.
Ce dispositif budgétaire traduit la volonté du gouvernement d’assurer une réponse rapide et flexible aux chocs externes, tout en préservant la stabilité sociale et économique du pays.


