
La Coupe du monde 2026 devrait représenter une véritable manne économique. Des centaines de milliers de supporters dépenseront massivement dans les 16 villes hôtes pour assister aux matchs. Ils voyageront en avion, séjourneront dans des hôtels, consommeront dans les stades, achèteront des produits dérivés et miseront en ligne via leurs téléphones.
De nombreux secteurs économiques devraient ainsi bénéficier de cet événement, tout comme le marché de l’emploi.
Les chiffres clés de l’impact économique du Mondial 2026
L’équipe d’investissement thématique de Bank of America a publié cinq statistiques illustrant l’ampleur économique de la Coupe du monde :
- 2.300 milliards de dollars : revenus générés par l’industrie mondiale du sport en 2025, faisant du sport la 10e économie mondiale. Ce chiffre pourrait atteindre 3.700 milliards de dollars d’ici 2030.
- 41 milliards de dollars : contribution attendue de la Coupe du monde au PIB mondial.
- 800.000 emplois : nombre de postes qui devraient être créés grâce au tournoi, dont environ 185.000 aux États-Unis.
- 90 pétaoctets de données : volume de données qui devrait être collecté pendant la compétition, soit 45 fois plus que lors du Mondial 2022.
- 7 % du trafic internet mondial : part estimée du trafic internet qui sera absorbée par la finale du 19 juillet 2026, contre 4 % à 5 % lors de la finale de 2022. Selon Bank of America, cela représentera une « pression sans précédent » sur les infrastructures internet mondiales.
Les secteurs gagnants du Mondial
En résumé, les enjeux économiques sont gigantesques et le volume d’affaires généré par l’événement s’annonce colossal, selon africa.businessinside. Pour les investisseurs, même sans acheter de billets, il reste possible de profiter de la dynamique économique du tournoi via les marchés boursiers.
Bank of America estime que plusieurs secteurs seront particulièrement favorisés :
- les boissons,
- les équipements sportifs,
- la restauration,
- la diffusion audiovisuelle,
- les réseaux sociaux,
- ainsi que les paris sportifs en ligne.
Les actions recommandées par Goldman Sachs
De son côté, Goldman Sachs a identifié plusieurs entreprises cotées susceptibles de bénéficier fortement de l’événement.
Fabricants de bière
Goldman Sachs recommande :
- Anheuser-Busch InBev,
- Constellation Brands,
- Molson Coors,
- Heineken,
- Carlsberg.
Équipementiers sportifs
La banque privilégie particulièrement Adidas, sponsor officiel de la Coupe du monde.
Puma figure également parmi les recommandations d’achat.
Distribution sportive
Selon Goldman Sachs, Academy Sports and Outdoors et Dick’s Sporting Goods devraient profiter d’une forte hausse de la demande.
Hôtellerie et voyage
Les groupes recommandés sont :
- Hyatt Hotels,
- Marriott International,
- Hilton Worldwide.
Le Maroc parmi les sélections surprises
Concernant l’aspect sportif, Bank of America a interrogé Microsoft via son assistant Copilot, qui considère la France comme favorite pour remporter le tournoi, devant l’Espagne.
La banque a également consulté 65 analystes de son département recherche. Selon eux, les équipes susceptibles de créer la surprise lors de la compétition seraient :
- le Japon,
- la Norvège,
- et le Maroc.
Aucune mention, en revanche, des États-Unis parmi les outsiders potentiels.



