Vivo Energy investit dans le Maroc pour consolider ses capacités de stockage pétrolier

Vivo Energy, filiale du négociant mondial Vitol, poursuit sa stratégie d’expansion en Afrique avec des investissements massifs dans les infrastructures de stockage de carburants. Le groupe mobilise environ 130 millions de dollars pour renforcer ses capacités au port de Durban, en Afrique du Sud, principal hub énergétique de la côte est du continent.
Cet investissement, engagé avant les récents bouleversements des marchés mondiaux de l’énergie liés aux tensions géopolitiques au Moyen-Orient, vise à renforcer la sécurité d’approvisionnement de l’Afrique du Sud, fortement dépendante des importations de pétrole brut et de produits raffinés.
Selon les responsables du groupe, cette extension de capacité permettra d’ajouter environ 125 000 m³ de stockage, portant le total à près de 500 000 m³. Mise en service prévue entre 2026 et 2027, cette infrastructure jouera un rôle de tampon face aux chocs d’approvisionnement, notamment ceux provenant du Moyen-Orient.
Au-delà de l’Afrique australe, Vivo Energy affiche une stratégie continentale de consolidation de ses capacités logistiques. Le groupe, qui commercialise les marques Shell (hors Afrique du Sud) et Engen, renforce progressivement ses positions en Afrique de l’Ouest et du Nord, avec des investissements dans plusieurs pays clés.
Dans ce cadre, le Maroc occupe une place croissante dans la stratégie du groupe. Vivo Energy y développe des infrastructures de stockage de GPL et de produits pétroliers raffinés, confirmant l’importance stratégique du Royaume comme plateforme énergétique régionale. Des projets similaires sont également en cours en Côte d’Ivoire et au Sénégal.
Présent sur plus de 4 000 stations-service à travers le continent, Vivo Energy poursuit ainsi sa transformation en acteur majeur de la distribution énergétique en Afrique, misant sur des investissements ciblés pour sécuriser les chaînes d’approvisionnement et renforcer la résilience des marchés.
Selon la direction du groupe, des opportunités supplémentaires d’investissement pourraient être saisies dans les années à venir, notamment dans les pays où la demande énergétique continue de croître rapidement.
Reuters


